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mardi 29 juin 2010

Enter the Void

Gaspard Noé - 2010 - MK2 Bibliothèque

Noé aurait-il murit ?
Nous voilà avec le même message dans un film cent fois plus sensible que les autres.
Le même message ? Mais c'est quoi le message ?
Je serais sur-dimensionnée de l'ego de le donner, mais je vois là de l'amour, et je vois là un monde pourri.
N'est-ce pas là tout le cinéma de Noé : comment l'amour, si pur, survit dans un monde aussi pourri, aussi violent.
Dans ces précédents films, Noé nous montrait un amour pur, presque naïf, presque désuet, en tout cas commun et familier : l'amour d'un père pour sa fille, l'amour d'un mari et d'une femme... Le tout brusquement (ou pas) basculé dans une violence froide, sombre, ou survivant à peine dans un monde vomissant.
Un avant-gout...
Dans The Void, l'amour n'est pas pur mais universel, et bien moins caricatural : les hommes donnent du plaisir aux femmes dans un "hotel de l'amour" coloré, même les stripteaseuses sont traitées avec respect (on s'attend souvent à voir un mec en coller une à une femme, mais non, en fait il est -vraiment- amoureux, même si c'est son mac), bref, un traitement de la vision de la femme, du couple, totalement différent voire même inédit, qui n'est pas pour me déplaire.
Et les couleurs, l'image, on ne sait plus trop où on est, les codes sont explosés, et c'est ce qui rend ce film si universel et si moderne.
Noé a toujours été féministe (haha), mais qu'est-ce qu'il était maladroit !
Je m'attends à ce qu'on veuille me choquer encore, j'ai été surprise, excellent.

lundi 19 avril 2010

L'encerclement -- La démocratie dans les rets du néolibéralisme

Film de Richard Brouillette - Canada - 2008 - n&b - 2h40
Avec : Noam Chomsky, Ignacio Ramonet, Normand Baillargeon, Susan George, Omar Aktouf, Oncle Bernard, Michel Chossudovsky, François Denord, François Brune, Martin Masse, Jean-Luc Migué, Filip Palda and Donald J. Boudreaux

http://encerclement.info/

Un film totalement indispensable.

Divisé en 10 chapitres dont le niveau va crescendo, tellement bien découpés et clairs que les voici :

Première partie : portrait général de l'idéologie néolibérale
HYPER intéressant, essentiel pour comprendre, rarement évoqué, l'histoire du néolibéralisme et, dans le "florilège", une constatation, disons, d'un certain état d'esprit.
Chapitre 1 : Introduction
Chapitre 2 : Origines
Chapitre 3 : Au coeur du réseau néolibéral, les think tanks
Chapitre 4 : Petit florilège libéral - Libertarianisme et théorie des choix publics
Chapitre 5 : Critiques

Seconde partie : l’encerclement de la pensée et de la démocratie par le néolibéralisme
Etat des lieux et réflexions brillantes sur l'éducation et les médias, plus une explication des produits dérivés et de leurs... dérives "comme si vous aviez 4 ans".
Études du parcours géopolitique du néolibéralisme, réflexions profondément humanistes, différences entre économie et finance, sociologie des comportement de masse...
Chapitre 6 : Propagande et endoctrinement – l’éducation
Chapitre 7 : Propagande et endoctrinement – les médias
Chapitre 8 : Néolibéralisme ou néocolonialisme – la force d’imposition des marchés financiers
Chapitre 9 : Néolibéralisme ou néocolonialisme – la force d’imposition des institutions de Bretton Woods ou le consensus de Washington
Chapitre 10 : Néolibéralisme ou néocolonialisme – la force d’imposition de l’humanisme militaire ou « la guerre c’est la paix »

Non, c'est pas chiant, c'est pas élitiste (...), c'est pas utopiste, c'est juste indispensable.

Extraits :

Un régime "globalitaire" - Ignacio Ramonet (1mn38)


La théorie des avantages comparatifs - "Oncle" Bernard (1mn18)


La main invisible (l'ordre et chaos) - "Oncle" Bernard (2mn07)


Les bipèdes pensants (de l'inemployabilité de Victor Hugo) - Omar Aktouf (excellent !) (1mn50)


L'affaiblissement de la démocratie - Noam Chomsky (2mn12)

jeudi 25 février 2010

plouf plouf

livres :
Ma vie est tout à fait fascinante - Pénélope Bagieu

ciné :
Shutter Island
Gainsbourg
In The Air
I Love You Phillip Morris
Brothers
Sherlock Holmes
Le Refuge
Lovely Bones

samedi 23 janvier 2010

Bright Star


Jane Campion - avec Abbie Cornish, Ben Whishaw - Cin'hoche Bagnolet

Le pitch : Londres, 1818. Un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison amoureuse secrète.
Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens sont assez froids.
John trouve que Fanny est une jeune fille élégante mais trop effrontée, et elle-même n'est pas du tout impressionnée par la littérature.
C'est la maladie du jeune frère de John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie.
Lorsque la mère de Fanny et le meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l'attachement que se portent les deux jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l'intensité de leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent sensations et sentiments inconnus. " J'ai l'impression de me dissoudre ", écrira Keats. Ensemble, ils partagent chaque jour davantage une obsédante passion romantique qui résiste aux obstacles de plus en plus nombreux. La maladie de Keats va pourtant tout remettre en cause...


En y allant, seule, je me suis demandée si j'allais beaucoup pleurer. Alors je n'ai pas beaucoup pleuré, mais j'ai certainement pleuré.
Ce que j'aime, c'est l'époque. La sobriété, l'inexistence de la société de consommation, l'éducation et les passe-temps, basés sur l'art, la littérature, la musique, la danse, la discussion, la nature... Les rapports, timides et cadrés, entre les hommes et les femmes. La bienséance...
Bien sur, c'est un film et j'en suis consciente, et je n'oublie pas que l'époque était également difficile, qu'on ne pouvait pas devenir riche en naissant pauvre, que la femme n'était pas considérée comme l'égal de l'homme, qu'il y avait peu de commodités et que la médecine ne guérissait pas grand chose...
Pourtant il ne faut pas rejeter ce qui nourrit l'impression de simplicité et de bien-être dans cette retranscription partielle de société. Et pourquoi pas s'en inspirer.
Je voudrais retrouver du calme, de la sobriété, des valeurs. Les choses étaient plus belles, des murs boisés aux habits.
Il n'y avait pas de pesticides, pas de jouets en plastique et à profusion, pas de conservateurs ni de colorants, pas de matières synthétiques, pas d'immeubles mangeurs d'homme.

J'ai beaucoup aimé la mère, Mrs Brawne, car j'ai trouvé qu'elle était très moderne, préférant le bonheur de sa fille face à la pression sociale, forte car apparemment seule, son mari est-il mort ? Ne voulant pas régenter sa fille, parce qu'elle sait qu'il est impossible de raisonner des jeunes gens amoureux et qu'il faut se faire sa propre expérience, mais toujours présente quand il le faut, en cas de gros chagrin, par exemple...

Voilà, l'histoire est classique et n'a d'intérêt que parce qu'il s'agit de Keats. Quoi qu'il en soit, c'était merveilleux.

dimanche 17 janvier 2010

Very Bad Trip

Mouais... C'est un peu drôle, des fois, mais bon...

lundi 11 janvier 2010

Pas le temps de croniquer décidément

ciné :
Avatar
Persécution
Tetro

tv :
Naissance des pieuvres

séries :
Californication 3
Desperate Housewife 6
United States of Tara 1

re :
Cruising (de William Friedkin avec Al Pacino)

théâtre :
Une Passion : Anaïs Nin - Henry Miller

BD :
Je ne verrai pas Okinawa (Aurélia Aurita)

dimanche 27 décembre 2009

vrac'h

re :
The Commitments

ciné :
Kérity la maison des contes
Alvin et les chipmunks 2

tv :
Awake

mardi 22 décembre 2009

Parlez-moi de la pluie

de Agnès Jaoui - 2008 - avec Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri ,Jamel Debbouze
Canal+ VOD

J'aime, j'aime, j'aime !

Le pitch : Agathe Villanova, féministe nouvellement engagée en politique, revient pour dix jours dans la maison de son enfance, dans le sud de la France, aider sa soeur Florence à ranger les affaires de leur mère, décédée il y a un an. Agathe n'aime pas cette région, elle en est partie dès qu'elle a pu. Les impératifs de la parité l'ont parachutée ici à l'occasion des prochaines échéances électorales. Dans cette maison vivent Florence, son mari, et ses enfants. Mais aussi Mimouna, femme de ménage que les Villanova ont ramenée avec eux d'Algérie, au moment de l'indépendance...

Un film qui se veut sans message particulier, mais qui est particulièrement juste. On navigue entre franche rigolade et tendresse, avec des moments tout à fait anthologiques, genre Bacri et Jaoui, défoncés au pétard, en train d'observer une fourmi, sous fond de discours anti-politique et féministe, ou chez un gentil agriculteur accueillant qui tout à coup se transforme en acerbe militant et qui en 2 phrases nous résume "le problème paysan" (à Bruxelles se sont tous des technocrates, ils en ont rien à foutre, ils nous gavent de subventions pour nous maintenir en vie comme des indiens dans leur réserve, et la pluie depuis 3 semaines, on n'en peut plus !) devant une Jaoui effondrée (-m'enfin le temps qu'il fait c'est pas la faute des politiques, - mais bien sûr, rien n'est jamais de votre faute)... Le nombre de sujets abordés est impressionnant, mais le fait qu'ils soient plutôt survolés ne me dérange pas, car j'y ai ressenti toute la complexité de la vie, de l'humain, des rapports sociaux, de la ségrégation raciale et sexuelle, tout ça mélangé à l'amour, la confiance, le respect de l'autre et de soi-même, la complicité.

J'aime, j'aime, j'aime.

mercredi 16 décembre 2009

Vrac again

tv :
Sex and the city : le film
Mamma Mia
Entre les murs
...

cinéma :
La Route
A l'origine
Astro boy
Zombieland
Capitalism: A Love Story
Le vilain

re :
12 hommes en colère

doc :
Catholiques, le retour des ultras
Nos enfants nous accuseront
La face cachée des fesses
...

mercredi 2 décembre 2009

Neverland

de Marc Forster - 2004 - Johnny Depp, Kate Winslet, CinéCinéma

J'ai un intérêt général pour les biographies, et celle-ci ne m'a pas laissé indifférente, d'autant que je ne rate pas souvent un film avec J. Depp ou K. Winslet.
Ça va un peu vite, mais il y a pas mal de choses, le couple, l'amitié, l'amour, l'époque, l'amitié, la mère, la mort, l'enfance...
Et malgré ça ils arrivent à pas être trop gnangnan !
A la fin, j'ai pleuré, c'est pour dire !

A noter le parallèle avec M. Jackson, grand fan de Peter Pan, puisque l'auteur James M. Barrie qui passe beaucoup de temps avec les 4 jeunes fils de la veuve Mme Llewelyn Davies, essuira des rumeurs sur ses activités avec les garçons.

Les Herbes folles

de Alain Resnais - 2009 - André Dussollier, Sabine Azéma, Emmanuelle Devos, Cin'hoche Bagnolet

Oh la la ! C'est nul ! C'est chiant ! C'est n'importe quoi ! La musique est saugrenue !
Oui bon ils jouent bien, tous, mais quel gâchis !
Et la fin, je veux dire... même pas la dernière scène, le dernier plan, avec l'histoire du chat et des croquettes là, c'est quoi c't'embrouille ? Une private joke ?
Toute la seule était consternée !

Bhou ! À oublier... (aussi... décidément)

X-Files : Régénération

de Chris Carter (bah tiens) - 2008 - David Duchovny et Gillian Anderson (bah tiens) - Canal+

Mon dieu que c'est nul !
Y sont où les aliens ? Il est où le paranormal ? Il vient faire quoi là le prêtre pédophile ? C'est quoi ces histoires cathos ? C'est quoi ces violons ?!

Bhou ! À oublier...

vendredi 27 novembre 2009

Pan

Home, avec Isabelle Huppert
Darling, avec Marina Fois

Deux bonnes claques.
Prends ça dans tes dents.

mardi 24 novembre 2009

Désordre

2012
Che
La ligne rouge
Kaïro
Coluche
Californication season 2
Grey's Anatomy season 5
Les Bureaux de Dieu
Michael Jackson's This Is It
Rien de personnel
Un prophète
Non ma fille, tu n'iras pas danser
District 9
Les Beaux gosses
Un week-end sur deux (et la moitié des vacances scolaires)
...
Et en plus je me suis repris une carte illimitée...

dimanche 13 septembre 2009

J-M Jarre

Figurez-vous, figurez-vous que ça faisait bien longtemps que j'avais pas écouté du Jarre.
Et pourtant j'en écoute depuis... toute petite. A cause de lui, à 13-14 ans j'avais économisé pour acheter un synthétiseur, un vrai !
J'écoutais ses albums, en K7, et j'achetais tous les compils "Synthétiseurs", Synthétiseur I, Synthétiseur II, III, IV...
Et bah hier, j'étais avec mon amoureux chou (cailloux, genoux, bisous !), et après avoir écouté du Goldman, bah oui, du Goldman, qu'on chantait même à tue-tête... on a mis Oxygène, de Jean-Michel Jarre donc, grand prophète parmi les prophètes. (je sais pas... Goldman... Jarre... ça doit être la nostalgie des thirty something qui commence ?)
Et puis on est allé au cinéma, à l'Etrange Festival, avec un copain, voir Moon.
Salle bondée, on s'installe où on peut, c'est-à-dire bien trop excentrés vers la droite, mais heureusement les nouvelles salles du forum des Images sont vraiment bien et finalement on n'a pas été gênés durant la projection.
Lumières encore allumées, films loin de commencer, on papote...
Et tout à coup je dis : "Tiens ! bah v'là Jean-Michel Jarre !"
Et v'là t'y pas que le prophète dont on avait encore la musique dans la tête se rapproche et fait mine de s'assoir à coté de zhom, qui commence à devenir moitié hystérique :)
J-M Jarre, à côté mais toujours debout, lance un cri : "Anne !"
Et v'là t'y pas qu'Anne Parillaud, sa femme, déboule elle aussi.
Zhom, qui n'y croyait toujours pas, me lance : "Tu t'rends compte c'est dingue ça fait des années que je l'avais pas écouté c'est diiiingue la coïncidence !"
J'ai une idée : "Ouiiii c'est dingue on n'a qu'à lui diiiire : Jean-Michel ! On t'a écouté toute la journée ! On t'aime !"
Bon finalement on n'a rien dit... Mais chou a quand même lancé tout bas toute la soirée des "Jean-Micheeeel on t'aiiiiime", complètement timbré... :)
Bref, en fin de compte, la place était pas géniale, alors il s'est assis ailleurs... SUR UN STRAPONTIN, oui madame, JEAN-MICHEL JARRE SUR UN STRAPONTIN !

Dread (Clive Barker's)

Anthony DiBlasi - 2009 - USA - Horreur - Première française
L'étrange festival - Forum des Images

Le pich :
Quaid, étudiant en philosophie, se lance avec deux camarades dans la réalisation d’un film pour étayer sa thèse sur les peurs les plus profondes de l’être humain. Ce projet va faire ressurgir chez lui des traumatismes liés à son passé.

Dread est l’adaptation de la nouvelle de Clive Barker, Terreur. C’est le premier long métrage d’Anthony DiBlasi, producteur exécutif sur Clive Barker’s Book of Blood, The Plague et Midnight Meat Train, qui bénéficie de la présence de l’acteur Jackson Rathbone, remarqué dans la romance vampirique de Twilight et prochainement visible dans Lords of Chaos, de Sono Sion.

Alors ?
Alors j'étais très impatiente à l'idée de voir ce film, parce que ça faisait longtemps que j'avais pas vu ou lu quoi que ce soit de Clive Barker et que j'avais hâte de replonger dans son univers (I'm in love with Lead Cenobite Pinhead !)
Jackson Rathbone est troooop beau et Shaun Evans est effroyablement charismatique.
L'histoire en elle-même et à la base, pourquoi pas. Mais son traitement est parfois tiré par les cheveux et quelques raccourcis faciles sont notables.
Je me suis demandée, jusqu'à la fin, quand est-ce que la noirceur de l'univers de Barker allait surgir, car même si le déroulement du film peut sembler psycho à certains néophytes, on est loin de l'univers macabre et malsain.
Jusqu'à ce que... et là bravo, plus de détours, plus de faux-semblants, on est dedans, les yeux dans les yeux, même si le monde dans lequel évolue les personnages reste assez réel.
C'est loin d'être parfait, c'est resté un peu trop en surface à mon goût, mais y a de l'idée !

Moon

Duncan Jones - 2009 - Royaume-Uni - Science-Fiction - Première française
Avec : Sam Rockwell
L'étrange festival - Forum des Images

Le pich :
Un cosmonaute gère depuis trois ans sur la lune l'entretien des puits de forage, seule alternative à la crise de l'énergie qui fait rage sur Terre. Dans deux semaines,il rentre chez lui, sans se méfier des effets du continuum spatio-temporel.

Avec son accroche minimaliste (Sam Rockwell, seul sur la lune, pendant une heure trente), ce film réalisé par Duncan Jones, fils de David Bowie, démontre que la science-fiction repose autant sur les moyens que sur les idées. Cette réflexion originale sur l’intelligence artificielle aux allures d’odyssée de l’espace a été l’une des révélations du dernier marché du film de Cannes.

Alors ?
Alors ce film tue pour plein de raisons... Son coté intimiste et lent, son histoire en huit-clos terrible, traitée avec recul et délicatesse, sans fioritures, les relations inédites de l'IA et des personnages... Je trouve que tout ça est assez rare pour ne pas chercher trop de reproches...
Et puis Sam Rockwell... parfait !

Psych-out

Richard Rush - 1968 - USA - Thriller psychédélique
L'étrange Festival 2009 - Forum des Images



Le pich :
Fuyant sa famille, Jenny (Susan Strasberg) se perd à San Francisco pour rejoindre Steve (Bruce Dern), son frère hippie, qui ne vit plus au même endroit. Stoney (Jack Nicholson) et son groupe de rock la prennent sous son aile.

Psych-Out s’inscrit dans la mouvance des “drugsploitation” de la fin des années 60. Scénariste du classique The Trip de Roger Corman, Jack Nicholson devait à l'origine en rédiger le script, mais Richard Rush le fit intégralement réécrire, jugeant la version trop expérimentale. Le titre original devait être The Love Children mais fut rebaptisé Psych-Out pour profiter de la ressortie de Psychose. Une virée dans l’univers psychédélique des sixties avec entre autres The Seeds et Jimi Hendrix.

Alors ?
Un film rare ! Plongée psychédélique dans le San Francisco de 68, je me suis demandée si le film en faisait trop ou si l'époque, et les hippies, étaient finalement vraiment comme ça, à ce point là. 40 ans après, on ne sait plus... ça parait un peu fou, un peu kitsch, les flower people dans ce film ne sont pas montrés uniquement sous un angle tout le monde est beau tout le monde est gentil, mais aussi par certains côtés, comme une communauté de loufoques dégénérés no life.
La différence et la mésentente entre les générations et les milieux, entre les américains des 50's, cadrés, catholiques, travailleurs ou les blousons noirs, et les hippies, qui prônent la solidarité, le plaisir, la non violence, la recherche mystique et la liberté est flagrante mais encore une fois, aucun manichéisme dans ce film (les hippies sont quand m^me de fait bien plus sympathiques !)
La pseudo histoire d'amour entre Jenny et Stoney montre bien la difficulté de nouer une quelconque relation ou de trouver une quelconque stabilité au coeur des communautés hippies, où souvent les drogues psychédéliques amènent à des situations de détachement du réel, jusqu'à mettre sa vie en danger, et dans ce film jusqu'à la mort d'un des amis des héros (et aussi où personne ne fait la vaisselle :-).

Premier premier rôle pour Jack Nicholson, qui est terriblemnt jeune et terriblement sexy, quoi que sans le catogan on l'aurait aimé aussi ;-)
Susan Strasberg est belle comme le jour aussi. Son personnage, qui arrive je crois d'une province plutôt sage des Etats-Unis, plonge malgré elle dans ce milieu, où l'amour fidèle et exclusif n'existe pas, où la drogue remplace la réalité, mais où la créativité est exacerbée et la solidarité bien réelle.

Bref, un film intéressant, étonnant, où l'on apprécie également la bande son !

mercredi 2 septembre 2009

La question humaine

2007 - Réalisation Nicolas Klotz - Acteur principal Mathieu Amalric
Adaptation du roman de de François Emmanuel
2h21 - Cinécinéma Club

Le pich :
Paris de nos jours.
Simon travaille comme psychologue au département des ressources humaines d’un complexe pétrochimique. Au cours d’une enquête que la direction lui confie sur un des dirigeants de l’usine, les perceptions de Simon se désorganisent puis se troublent de manière inquiétante. Simon vit cette expérience dans son corps, elle traverse sa pensée mais aussi son intimité et sa sensibilité. La tranquille certitude qui avait fait de lui un technicien rigoureux, vacille.


Ce film intrigue, non seulement par son traitement austère et froid, mais par le traitement de son sujet, ou plutôt de ses sujets.
La critique de l'univers de l'entreprise libérale et de de l'utilisation des humains, unités de production compétitives, se fait en effet métaphoriquement aux actes nazis, à la déportation des juifs et à leur extermination.
Plusieurs documents techniques nazis, expliquant par exemple comment optimiser le chargement des "marchandises" dans des camions sont lus, par Mathieu Amalric ou en voix off, pour exprimer l'éradication totale de la considération du facteur humain et son remplacement par des questions d'ordre technique.
La froideur de ces documents est d'autant plus révélé par l'image de Nicolas Klotz.
Le parallèle est fait avec le traitement des salariés, plus précisément des cadres, de l'entreprise, qui a fait l'objet d'une restructuration et du licenciement de la moitié de ses effectifs (2500 "unités"), le personnage principal ayant participé à la mise en oeuvre de cette restructuration dans le choix des personnes à licencier, choix techniques, ou le facteur humain est oublié.
Ces deux sujets s'entremêlent jusque dans la vie personnelle des personnages, et si le parallèle peut surprendre, la finesse avec laquelle il est opéré donne à ce film une âme universelle et pleine de vérité.

jeudi 6 août 2009

Mon père ce héros



...est mon film culte.

Gérard Lauzier - 1991

Parce moi aussi, mon père m'emmenait en vacances dans des hotels-club où je flirtais avec des garçons, que moi aussi j'avais les cheveux très long et que je portais des demi-queues avec des chouchous horribles, et des jeans délavés coupés trop moches jusqu'à la taille, que moi aussi je m'engueulais avec ma mère, parce que je trouvais que Marie Gillain était belle et que j'espérais être aussi mignonne qu'elle, parce que moi aussi je mettais des petites robes noires le soir pour faire plus âgée, parce que j'avais 14 ans quand je l'ai vu et qu'elle aussi -dans le film-, parce que les premiers émois de ce film étaient les miens, parce que moi aussi je mentais, beaucoup et que moi aussi je pleurais beaucoup, parce que mon père aussi était sans doute un peu dépassé...

Parce que c'est avec mon père que j'ai vu ce film.

Sauf que lui ne portait pas de panama ni de santiags et ne faisait pas de jet-ski ni ne montait à cheval ni ne jouait au piano comme un dieu ni...
Mais je l'aime quand même :-D

Et sauf que moi j'aime pas les blonds péteux :)



Phrases cultes :

- "Véro vient voir"
- "Quoi..."
- "La lune"
- ...
- "Véro vient voir la lune, merde !"

- "Alors chérie, c'est bien l'île Maurice ?"
- "Ouais c'est pas mal..."
- "Pas mal ? Ah bah merde alors !"
- "Bah quoi qu'est ce que j'ai dit ?"
- "A ton âge je n'étais jamais allé plus loin que Saint Étienne ! Et les copains ils avaient même pas de quoi se payer la piscine municipale !"

- "Tu préfères les vieux hein..."
- "Non, j'aime pas les p'tis cons"

- "Moi ? Chuis en terminale à Charlemagne, mais c'est qu'une couverture, en réalité je glande"

- "Chuis content qu'tu sois une fille mais j'te jure y a des moments j'préfèrerais qu'tu sois un garçon"

- "Tu promets de ne pas t'facher ?"

- "Elle est folle, ma fille est complètement folle"

- "Qu'est c'tu f'rais à ma place ?"
- "C'est difficile à dire, moi à chaque fois qu'je sors avec un garçon il me saute dessus alors..."
- "Rho... André..."

- "Tu promets de n'pas t'facher ?"

- "Il m'a traité d'menteuse, tu t'rends compte !?"
- "Oh le salaud"