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lundi 19 avril 2010

L'encerclement -- La démocratie dans les rets du néolibéralisme

Film de Richard Brouillette - Canada - 2008 - n&b - 2h40
Avec : Noam Chomsky, Ignacio Ramonet, Normand Baillargeon, Susan George, Omar Aktouf, Oncle Bernard, Michel Chossudovsky, François Denord, François Brune, Martin Masse, Jean-Luc Migué, Filip Palda and Donald J. Boudreaux

http://encerclement.info/

Un film totalement indispensable.

Divisé en 10 chapitres dont le niveau va crescendo, tellement bien découpés et clairs que les voici :

Première partie : portrait général de l'idéologie néolibérale
HYPER intéressant, essentiel pour comprendre, rarement évoqué, l'histoire du néolibéralisme et, dans le "florilège", une constatation, disons, d'un certain état d'esprit.
Chapitre 1 : Introduction
Chapitre 2 : Origines
Chapitre 3 : Au coeur du réseau néolibéral, les think tanks
Chapitre 4 : Petit florilège libéral - Libertarianisme et théorie des choix publics
Chapitre 5 : Critiques

Seconde partie : l’encerclement de la pensée et de la démocratie par le néolibéralisme
Etat des lieux et réflexions brillantes sur l'éducation et les médias, plus une explication des produits dérivés et de leurs... dérives "comme si vous aviez 4 ans".
Études du parcours géopolitique du néolibéralisme, réflexions profondément humanistes, différences entre économie et finance, sociologie des comportement de masse...
Chapitre 6 : Propagande et endoctrinement – l’éducation
Chapitre 7 : Propagande et endoctrinement – les médias
Chapitre 8 : Néolibéralisme ou néocolonialisme – la force d’imposition des marchés financiers
Chapitre 9 : Néolibéralisme ou néocolonialisme – la force d’imposition des institutions de Bretton Woods ou le consensus de Washington
Chapitre 10 : Néolibéralisme ou néocolonialisme – la force d’imposition de l’humanisme militaire ou « la guerre c’est la paix »

Non, c'est pas chiant, c'est pas élitiste (...), c'est pas utopiste, c'est juste indispensable.

Extraits :

Un régime "globalitaire" - Ignacio Ramonet (1mn38)


La théorie des avantages comparatifs - "Oncle" Bernard (1mn18)


La main invisible (l'ordre et chaos) - "Oncle" Bernard (2mn07)


Les bipèdes pensants (de l'inemployabilité de Victor Hugo) - Omar Aktouf (excellent !) (1mn50)


L'affaiblissement de la démocratie - Noam Chomsky (2mn12)

samedi 23 janvier 2010

Bright Star


Jane Campion - avec Abbie Cornish, Ben Whishaw - Cin'hoche Bagnolet

Le pitch : Londres, 1818. Un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison amoureuse secrète.
Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens sont assez froids.
John trouve que Fanny est une jeune fille élégante mais trop effrontée, et elle-même n'est pas du tout impressionnée par la littérature.
C'est la maladie du jeune frère de John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie.
Lorsque la mère de Fanny et le meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l'attachement que se portent les deux jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l'intensité de leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent sensations et sentiments inconnus. " J'ai l'impression de me dissoudre ", écrira Keats. Ensemble, ils partagent chaque jour davantage une obsédante passion romantique qui résiste aux obstacles de plus en plus nombreux. La maladie de Keats va pourtant tout remettre en cause...


En y allant, seule, je me suis demandée si j'allais beaucoup pleurer. Alors je n'ai pas beaucoup pleuré, mais j'ai certainement pleuré.
Ce que j'aime, c'est l'époque. La sobriété, l'inexistence de la société de consommation, l'éducation et les passe-temps, basés sur l'art, la littérature, la musique, la danse, la discussion, la nature... Les rapports, timides et cadrés, entre les hommes et les femmes. La bienséance...
Bien sur, c'est un film et j'en suis consciente, et je n'oublie pas que l'époque était également difficile, qu'on ne pouvait pas devenir riche en naissant pauvre, que la femme n'était pas considérée comme l'égal de l'homme, qu'il y avait peu de commodités et que la médecine ne guérissait pas grand chose...
Pourtant il ne faut pas rejeter ce qui nourrit l'impression de simplicité et de bien-être dans cette retranscription partielle de société. Et pourquoi pas s'en inspirer.
Je voudrais retrouver du calme, de la sobriété, des valeurs. Les choses étaient plus belles, des murs boisés aux habits.
Il n'y avait pas de pesticides, pas de jouets en plastique et à profusion, pas de conservateurs ni de colorants, pas de matières synthétiques, pas d'immeubles mangeurs d'homme.

J'ai beaucoup aimé la mère, Mrs Brawne, car j'ai trouvé qu'elle était très moderne, préférant le bonheur de sa fille face à la pression sociale, forte car apparemment seule, son mari est-il mort ? Ne voulant pas régenter sa fille, parce qu'elle sait qu'il est impossible de raisonner des jeunes gens amoureux et qu'il faut se faire sa propre expérience, mais toujours présente quand il le faut, en cas de gros chagrin, par exemple...

Voilà, l'histoire est classique et n'a d'intérêt que parce qu'il s'agit de Keats. Quoi qu'il en soit, c'était merveilleux.

mercredi 25 novembre 2009

Besoin urgent

Les hommes sont TOUS des lâches.

Sauf le mien, mais c'est une autre histoire...

jeudi 16 juillet 2009

Critiques

Élitiste : Très peu d'œuvres, si ce n'est aucune, ne méritent qu'on y porte attention. Tout est éphémère, la nature même de la création est superficielle, le divertissement n'existe pas.

Humaniste : Toute œuvre mérite attention, de la plus insignifiante à la plus recherchée, de la plus réservée à la plus connue. Les œuvres connues du grand public représentent la démocratie. Le simple fait d'exister mérite notre attention.

Décroissant : La plupart des œuvres sont des créations marketing manufacturées pour répondre au besoin aliénant de divertissement des masses. Elles font parties du système et sont formatées pour nous empêcher de penser. De toute façon il n'y plus de grandes œuvres car elles ne sont pas rentables.

jeudi 2 juillet 2009

Les rois du monde

Documentaire - Strip-tease - France 3

Le pitch : "Plongée dans l'univers des pacifistes, qui mènent des actions sur divers fronts pour tenter de faire changer le monde et évoluer cette société qui ne leur convient plus. Les suivre au quotidien, filmer leur mode de vie et leur rapport aux autres permet d'en découvrir davantage sur ces personnes qui n'ont jamais perdu leur foi en l'humanité."

On commence à connaitre les activistes *pacifistes*, habillés en clown devant les CRS, groupe de mamies bloquant l'enrôlement des recrues pour l'Irak...
Ces types d'actions existent essentiellement pour attirer les médias et donc communiquer sur des événements, des *causes*...
Ce ne sont pas des actions chocs, ce ne sont pas des activistes de l'ombre, ce sont des : gentils.

Question : est-ce que des gentils peuvent changer le monde ?
Deuxième question : les médias faisant parti des choses à changer, n'est-ce pas vain ?

Alors, drapeau noir ou drapeau blanc ?

mercredi 1 juillet 2009

Martha

Fassbinder - 1973 - Téléfilm (?) - Ciné Cinéma Club

Le pitch : "Un homme profite de sa richesse et de son esprit cultivé pour exercer une impitoyable domination intellectuelle et physique sur sa jeune épouse."

Une jeune femme plutôt vieille fille, subissant sa mère tarée au milieu de la bourgeoisie allemande vieillissante.
Elle rencontre un homme, beau, charismatique.
S'en suit le récit impitoyable d'un homme sadique et manipulateur, qui va petit à petit ôter l'humanité et la personnalité de Martha.
Il la laisse s'endormir en plein cagnard après lui avoir astreint de ne pas mettre de crème pour mieux bronzer -il est médecin- ("tu as la peau si blanche"), résultat brûlures sur tout le corps et là paf! il lui fait l'amour... Aïe
Il rompt son contrat de travail sans lui en parler.
Il lui dicte la musique à écouter et les livres à lire (elle apprendra par cœur un livre technique sur les barrages...)
Il jongle entre autoritarisme et souplesse dissimulatrice (il accepte la venue d'un chat pour qu'elle lui soit entièrement reconnaissante, mais il l'empoisonne ensuite, faudrait pas qu'elle ressente de l'affection pour un objet extérieur à lui)
Il lui demande de ne plus sortir seule, de rester enfermée toute la semaine ("parce que je t'aime si fort je mourrais si tu me trompais autant ne pas te soumettre à la tentation), elle lui demande alors d'avoir un enfant, il lui répond qu'avec la mère qu'elle a elle ne voudrait quand même pas faire un enfant hydrocéphale...
Il la rabaisse continuellement dans tout ce qu'elle entreprend, surtout quand c'est pour lui faire plaisir à lui, mais toujours avec subtilité, pour arriver à ce qu'elle se sente nulle et conne.

Bien sur, elle est vierge, il peut donc sans vergogne lui faire subir son dictat sexuel, violent et bestial. Après une scène de ce type (on ne voit rien, c'est Fassbinder quand même...) où elle pleure, il lui dit qu'il l'aime tellement qu'il ne peut pas se contrôler, elle culpabilise et elle lui demande pardon...

Elle sombre peu à peu dans la folie, on sent quand même chez elle une très très légère propension à la rébellion, complètement avortée à chaque tentative. Elle finit par penser qu'il va la tuer. Elle a peur mais ne comprends pas les mécanismes en jeu.

J'ai trouvé que ce n'était pas tant une histoire domestique qu'un exemple de manipulation de la conscience qu'on retrouve dans tous les domaines où les hommes interagissent entre eux : le couple bien sûr, mais aussi l'entreprise, la religion, les sectes évidemment, et généralisons joyeusement à la société organisée qui mène au dictat.

Voici sur le fond.
Sur la forme, Fassbinder, c'est pas évident. Bien sûr on reconnait une mise en scène hallucinante ou chaque scène est un tableau.
Par contre, il faut supporter la théâtralité des dialogues (redoublés), les maquillages dénués de naturel, les pauses superficielles. Ça sonne moins faux qu'un Rohmer de la grande époque, mais quand même.
Bon, Fassbinder, c'est esthétique, voilà.

Voici ce que disait Fassbinder sur son film : « Si, à la fin du film, Martha n'est plus capable de vivre seule, c'est qu'elle est parvenue à ses fins… (…) La plupart des hommes ne sont tout simplement pas capables d'opprimer les femmes aussi parfaitement qu'elles le souhaiteraient »

Non, je ne m'insurge pas sur ce propos, n'ayant aucune compassion pour les femmes assujetties au paternalisme global de la société.
Vous croyez que ce genre de domination de l'homme sur la femme n'est plus d'actualité ? Que nenni ! C'est un schéma bien ancré dans toutes les têtes dès la naissance. Le paternaliste du groupe familial, puis de l'entreprise, puis du couple, puis de la société et des gouvernements.
Pas de remise en question, ça veut dire qu'une femme acceptera bien volontiers un homme (un dur, un vrai !) et sa domination, ce qui lui permettra de se retrouver, sereine, dans le rôle qu'on lui a taillé.
C'est ainsi aussi que les hommes se font dominer (berner) par les gouvernements, c'est tellement intellectuellement plus simple de se soumettre à autrui...

Vouloir changer ça, c'est accepter d'avoir des rapports de domination, pourquoi pas (car on peut voir la domination ainsi : quand je prends la parole, je domine déjà ceux qui m'écoutent), mais bilatéraux et équilibrés, de partager les pouvoirs, de respecter les individualités.

Vaste programme.

jeudi 18 juin 2009

ma très chère bagnole

Envoyé Spécial - France 2

Entrée du reportage : Des dizaines (centaines ?) de personnes attendent l'entrée d'un casse automobile.
Les portes s'ouvrent, ils se précipitent, courent pour être le premier et pouvoir dépecer les bagnoles, dont les pièces sont toutes à 15 €.
Il y a des enfants, ils sont venus en famille, ont pris un jour de congé pour pouvoir réparer leur bagnole, dont le coût est de plus en plus important, et dont ils ont absolument besoin pour pouvoir travailler. Une femme, un cric à la main, nous en parle.

Je ne m'attarde pas sur le reste du reportage qui parle de la hausse des coûts de réparation des voitures, des arnaques, des garages, des concessionnaires et de leurs marges en hausse sur réparations inutiles.

1/ on travaille pour gagner de quoi avoir une bagnole qui nous permet de travailler. En une seule phrase cette femme a résumé l'hallucination collective dont nous sommes victimes.

2/ ce prologue m'a rappelé certaines images qu'on voit lors des soldes. Des centaines de personnes courant dans les rayons lors de l'ouverture des portes des magasins, se disputant des produits, parfois se piétinant, parfois on entend parler d'"incidents"...

vidéos à voir pour prendre de la hauteur...

S T R E S S - J U S T I C E

Et qui dit STRESS, dit... Justice, yeah

vendredi 29 mai 2009

Ma copine s'est faite larguée...

...par un mec avec qui elle sortait depuis 5 mois. Le monsieur en question avait quitté sa femme 4 mois avant de la rencontrer. Ils étaient bien ensemble, mais il a commencé à culpabiliser. Les relations d'après rupture sont-elles toutes vouées à l'échec ?
On en a besoin pour se reconstruire, mais on ne peut pas les tenir parce qu'on a trop de choses à régler. Est-ce une étape obligée ?