Film de Richard Brouillette - Canada - 2008 - n&b - 2h40
Avec : Noam Chomsky, Ignacio Ramonet, Normand Baillargeon, Susan George, Omar Aktouf, Oncle Bernard, Michel Chossudovsky, François Denord, François Brune, Martin Masse, Jean-Luc Migué, Filip Palda and Donald J. Boudreaux
http://encerclement.info/
Un film totalement indispensable.
Divisé en 10 chapitres dont le niveau va crescendo, tellement bien découpés et clairs que les voici :
Première partie : portrait général de l'idéologie néolibérale
HYPER intéressant, essentiel pour comprendre, rarement évoqué, l'histoire du néolibéralisme et, dans le "florilège", une constatation, disons, d'un certain état d'esprit.
Chapitre 1 : Introduction
Chapitre 2 : Origines
Chapitre 3 : Au coeur du réseau néolibéral, les think tanks
Chapitre 4 : Petit florilège libéral - Libertarianisme et théorie des choix publics
Chapitre 5 : Critiques
Seconde partie : l’encerclement de la pensée et de la démocratie par le néolibéralisme
Etat des lieux et réflexions brillantes sur l'éducation et les médias, plus une explication des produits dérivés et de leurs... dérives "comme si vous aviez 4 ans".
Études du parcours géopolitique du néolibéralisme, réflexions profondément humanistes, différences entre économie et finance, sociologie des comportement de masse...
Chapitre 6 : Propagande et endoctrinement – l’éducation
Chapitre 7 : Propagande et endoctrinement – les médias
Chapitre 8 : Néolibéralisme ou néocolonialisme – la force d’imposition des marchés financiers
Chapitre 9 : Néolibéralisme ou néocolonialisme – la force d’imposition des institutions de Bretton Woods ou le consensus de Washington
Chapitre 10 : Néolibéralisme ou néocolonialisme – la force d’imposition de l’humanisme militaire ou « la guerre c’est la paix »
Non, c'est pas chiant, c'est pas élitiste (...), c'est pas utopiste, c'est juste indispensable.
Extraits :
Un régime "globalitaire" - Ignacio Ramonet (1mn38)
La théorie des avantages comparatifs - "Oncle" Bernard (1mn18)
La main invisible (l'ordre et chaos) - "Oncle" Bernard (2mn07)
Les bipèdes pensants (de l'inemployabilité de Victor Hugo) - Omar Aktouf (excellent !) (1mn50)
L'affaiblissement de la démocratie - Noam Chomsky (2mn12)
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lundi 19 avril 2010
mardi 13 avril 2010
Le clitoris, ce cher inconnu
Documentaire - Canal+ VOD - M. Dominici, V. Moszynski, S. Firmin
Un film très intéressant qui étudie le clitoris dans sa globalité : histoire, fonctionnement, usages, anatomie, sociologie, psychologie...
Quelques infos que j'ai retenues :
On croit que le clitoris n'a pas d'utilité dans le reproduction, c'est ainsi que notre société judéo-chrétienne l'ignore. Dans la Grèce antique Hippocrate a commencé l'étude de l'anatomie et conseillait aux couples sans enfants de stimuler le clitoris. Par la suite, même si l'église ne voyait pas d'un bon œil tout ce qui n'était pas en rapport direct avec la procréation, les médecins continuait à le conseiller.
Cependant, en 1875, lorsque la science évolua et qu'on découvrit les mécanismes de la reproduction et le fonctionnement des organes génitaux, le clitoris fut oublié, bannit, et en 1948 on ne le retrouvait même plus dans les livres d'anatomie.
Freud, lui, n'a pas remis en cause l'intérêt orgasmique du clitoris, mais disait que la maturité impliqué un transfert de l'orgasme du clitoris vers la vagin. Ainsi, il prétendait que toutes les femmes qui n'arrivaient pas à avoir d'orgasme vaginal étaient tout simplement immatures, et donc avait de gros problèmes psychologiques à résoudre...
Quand on pense que seulement 30% des femmes ont des orgasmes vaginaux...
De nos jours, on sait que le clitoris est très proche du pénis, que c'est le tissu le plus sensible du corps humain, qu'il contient 4000 terminaisons nerveuses de chaque coté, et donc 8000 en son "bout", plus qu'un pénis qui en contient 4000 à 6000.
Des études tendent à montrer que sans clitoris il n'y a pas de plaisir et que même le plaisir vaginal vient du clitoris, qui est bien plus grand que ce que l'on croit, cf. schéma.
"La morale est souvent venue troubler l'objectivité ds savants".
A la renaissance, "La nature a déposé une bête dans les parties intimes des femmes" (Rabelais). A l'époque des chasses aux sorcières, un grand clitoris était pris pour la marque du diable, puis les démons ont été remplacés par les déviances ; au 19ème le lesbianisme et la nymphomanie sont considérées comme des maladies, la masturbation provoquerait jaunisse, cécité et mort prématurée, l'excitation sexuelle tendrait à détruire le mental des femmes, et le clitoris est jugé responsable par le président de la Britih Medical Society. Il préconisait alors son ablation. Des milliers de femmes fut ainsi excisées.
Une étude récente et dont la mise en œuvre est montrée dans le documentaire nous démontre que toutes les femmes (sous réserve de problèmes physiologique) peuvent avoir des orgasmes, de manière rapide et quasi automatique. Il montre aussi que de manière automatique l'afflux sanguin dans le vagin augmente avec un stimulus sexuel (ici un film érotique), mais que les femmes ne s'en aperçoivent pas tout de suite, elles n'ont pas l'impression d'être excitée, mais que les stimulus ont la même action rapide (quelques secondes suffisent et ceci même si on n'aime pas les films érotiques), un peu comme les hommes quoi ! Incroyable !
J'aime beaucoup l'intervention d'une femme :
"On surestime le pouvoir des filles, qui est mince comme du papier, et en dessous on trouve toujours le même niveau d'impuissance et la même incapacité d'assumer leurs décisions et leurs besoins. Je pense que nous devrions insuffler le féminisme dans la vie des filles, ainsi que la notion de droit, le droit de faire des choix, de refuser de se comporter et d'être comme on l'attend d'elle. Un des droits des filles est de situer leur propre plaisir au centre de leur vie, avant leur responsabilité vis-à-vis des autres. (...) Elles ont besoin d'affirmer un peu plus leur droit au plaisir."
On apprend que la meilleure thérapie pour les troubles sexuels féminins est la masturbation dirigée, ou comment apprendre à se masturber, et ainsi se connaitre mieux, car les femmes semblent quand même avoir besoin d'avoir une connexion entre leur excitation et son acceptation psychologique. Apprendre à se masturber, s'est trouver son équilibre, un peu comme le vélo, on n'oublie jamais !
Une autre intervention essentielle :
"Vous savez ce qui sous-entend le plaisir chez les femmes ? Que l'homme vide la poubelle. Que l'homme s'intéresse aux enfants, que l'homme se rappelle la date d'anniversaire de la mère de la femme, ça créé une sorte de sensation spécifique à la femme, celle de se sentir aimée, d'être en sécurité, de sentir qu'il s'agit d'une homme qui s'intéresse vraiment à elle en tant que personne, cela tranquillise énormément une femme de sentir en sécurité et d'être aimée de cette façon, et beaucoup de phénomènes physiques intéressants peuvent en découler. Ainsi l'idée que la sexualité est une chose qui se pratique au lit est une très grosse erreur, la sexualité c'est quelque chose qui nait de la relation entre deux personnes, une relation entre deux personnes ça se construit 24h par jour et 7 jours par semaine."
Conclusions :
Je trouve ça intéressant de mixer ce documentaire au précédent, car ça donne un état trans-genre naturel beaucoup plus important que ce que l'on croit (les hommes ont besoin de douceur et les femmes sont lubriques hihi) et renforce l'idée d'une pression sociale et historique beaucoup trop importante.
Un film très intéressant qui étudie le clitoris dans sa globalité : histoire, fonctionnement, usages, anatomie, sociologie, psychologie...
Quelques infos que j'ai retenues :
On croit que le clitoris n'a pas d'utilité dans le reproduction, c'est ainsi que notre société judéo-chrétienne l'ignore. Dans la Grèce antique Hippocrate a commencé l'étude de l'anatomie et conseillait aux couples sans enfants de stimuler le clitoris. Par la suite, même si l'église ne voyait pas d'un bon œil tout ce qui n'était pas en rapport direct avec la procréation, les médecins continuait à le conseiller.
Cependant, en 1875, lorsque la science évolua et qu'on découvrit les mécanismes de la reproduction et le fonctionnement des organes génitaux, le clitoris fut oublié, bannit, et en 1948 on ne le retrouvait même plus dans les livres d'anatomie.
Freud, lui, n'a pas remis en cause l'intérêt orgasmique du clitoris, mais disait que la maturité impliqué un transfert de l'orgasme du clitoris vers la vagin. Ainsi, il prétendait que toutes les femmes qui n'arrivaient pas à avoir d'orgasme vaginal étaient tout simplement immatures, et donc avait de gros problèmes psychologiques à résoudre...
Quand on pense que seulement 30% des femmes ont des orgasmes vaginaux...
De nos jours, on sait que le clitoris est très proche du pénis, que c'est le tissu le plus sensible du corps humain, qu'il contient 4000 terminaisons nerveuses de chaque coté, et donc 8000 en son "bout", plus qu'un pénis qui en contient 4000 à 6000.Des études tendent à montrer que sans clitoris il n'y a pas de plaisir et que même le plaisir vaginal vient du clitoris, qui est bien plus grand que ce que l'on croit, cf. schéma.
"La morale est souvent venue troubler l'objectivité ds savants".
A la renaissance, "La nature a déposé une bête dans les parties intimes des femmes" (Rabelais). A l'époque des chasses aux sorcières, un grand clitoris était pris pour la marque du diable, puis les démons ont été remplacés par les déviances ; au 19ème le lesbianisme et la nymphomanie sont considérées comme des maladies, la masturbation provoquerait jaunisse, cécité et mort prématurée, l'excitation sexuelle tendrait à détruire le mental des femmes, et le clitoris est jugé responsable par le président de la Britih Medical Society. Il préconisait alors son ablation. Des milliers de femmes fut ainsi excisées.
Une étude récente et dont la mise en œuvre est montrée dans le documentaire nous démontre que toutes les femmes (sous réserve de problèmes physiologique) peuvent avoir des orgasmes, de manière rapide et quasi automatique. Il montre aussi que de manière automatique l'afflux sanguin dans le vagin augmente avec un stimulus sexuel (ici un film érotique), mais que les femmes ne s'en aperçoivent pas tout de suite, elles n'ont pas l'impression d'être excitée, mais que les stimulus ont la même action rapide (quelques secondes suffisent et ceci même si on n'aime pas les films érotiques), un peu comme les hommes quoi ! Incroyable !
J'aime beaucoup l'intervention d'une femme :
"On surestime le pouvoir des filles, qui est mince comme du papier, et en dessous on trouve toujours le même niveau d'impuissance et la même incapacité d'assumer leurs décisions et leurs besoins. Je pense que nous devrions insuffler le féminisme dans la vie des filles, ainsi que la notion de droit, le droit de faire des choix, de refuser de se comporter et d'être comme on l'attend d'elle. Un des droits des filles est de situer leur propre plaisir au centre de leur vie, avant leur responsabilité vis-à-vis des autres. (...) Elles ont besoin d'affirmer un peu plus leur droit au plaisir."
On apprend que la meilleure thérapie pour les troubles sexuels féminins est la masturbation dirigée, ou comment apprendre à se masturber, et ainsi se connaitre mieux, car les femmes semblent quand même avoir besoin d'avoir une connexion entre leur excitation et son acceptation psychologique. Apprendre à se masturber, s'est trouver son équilibre, un peu comme le vélo, on n'oublie jamais !
Une autre intervention essentielle :
"Vous savez ce qui sous-entend le plaisir chez les femmes ? Que l'homme vide la poubelle. Que l'homme s'intéresse aux enfants, que l'homme se rappelle la date d'anniversaire de la mère de la femme, ça créé une sorte de sensation spécifique à la femme, celle de se sentir aimée, d'être en sécurité, de sentir qu'il s'agit d'une homme qui s'intéresse vraiment à elle en tant que personne, cela tranquillise énormément une femme de sentir en sécurité et d'être aimée de cette façon, et beaucoup de phénomènes physiques intéressants peuvent en découler. Ainsi l'idée que la sexualité est une chose qui se pratique au lit est une très grosse erreur, la sexualité c'est quelque chose qui nait de la relation entre deux personnes, une relation entre deux personnes ça se construit 24h par jour et 7 jours par semaine."
Conclusions :
Je trouve ça intéressant de mixer ce documentaire au précédent, car ça donne un état trans-genre naturel beaucoup plus important que ce que l'on croit (les hommes ont besoin de douceur et les femmes sont lubriques hihi) et renforce l'idée d'une pression sociale et historique beaucoup trop importante.
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lundi 12 avril 2010
Tous les mêmes
Documentaire - Michel Reilhac - Canal+ VOD
Des hommes nus mais en plan serré nous parle de leur état d'homme, de la virilité, de leur sexe et de leur sexualité.
- Je baise, et après je deviens un peu plus humain
- On t'a jamais appris à faire l'amour mais tu sais que tu vas pénétrer.
- Il faut que tu tiennes la distance, que tu fasses crier l'autre, que tu deviennes mec quoi.
- Mon corps m'appartient mais mon sexe m'appartient quand il veut.
- Les femmes ne se rendent pas bien compte que ce sexe extérieur à nous même est difficile à canaliser, qu'on ne le maitrise pas.
- On décide pas grand chose avec notre sexe, il faut qu'il soit d'accord.
- Ça peut être gigantesque comme tout petit. Quand c'est petit c'est dérangeant, au niveau macho, au niveau de l'homme, de la virilité. Le sexe il faut qu'il soit... C'est pour ça qu'on a beaucoup de mal à assumer, c'est toujours perturbant quand t'en vois un plus gros que le tien.
- J'aurais envie de savoir ce que ça fait d'avoir un sexe plus gros plus long, plus balaise.
- Ça a de l'importance pour les hommes, mais pour les femmes c'est pas important, sauf trop grand ou trop petit, mais une fois qu'on a vu que ça a pas d'importance... (Ndlr : hahaha)
- On n'est jamais sûr, autant les filles ou nous on est sûr de ce qu'on a ressenti puisqu'on éjacule, autant on n'est jamais sûr de ce que ressent une fille, un mec pour pouvoir baiser il faut bander, donc il y a excitation. Une fille n'a pas besoin, le sexe d'une fille y bande pas, il peut être excité mais même s'il ne l'est pas elle peut baiser, puisque c'est un trou on rentre dedans et puis voilà, alors on peut pas savoir ce que la fille ressent, elle peut faire semblant. (Ndlr : je plains sa partenaire...)
- Une fille elle reçoit le sexe de l'homme, c'est un véritable don de soi. (Ndlr : il y a une certaine contradiction dans cette phrase)
- La femme a moins de problème. Même si elle a pas envie elle est capable de faire plaisir à son partenaire. Mais moi j'y arrive pas (il se dit éjaculateur précoce). Ndlr : OMG
- Quand je pénètre j'ai l'impression que je m'éloigne de l'amour.
Cet homme dit également auparavant qu'en repensant à certains moments d'acte sexuel, quelques temps après, il trouve ça trop animal. Je pense que cet homme à besoin d'amour :)
HPG, un acteur porno :
- C'est pas une fin en soit, il ne faut pas obligatoirement chercher à avoir un orgasme, le plaisir d'être contre l'autre est déjà amplement suffisant. Des fois je suis avec une nana, j'éjacule pas, elle est désespérée je lui dis mais non c'est pas grave, j'éjaculerai plus tard, mais je suis content d'être avec toi. J'ai pas joui mais ce n'est pas très important. Pareil pour la fille. Les orgasmes on les aura si on est vraiment amoureux l'un de l'autre mais sinon...
- Moi ce que j'aime c'est quand une femme est allongée près de moi avec la tête sur mon épaule et qu'elle arrive à se sentir en sécurité, là je sens mon rôle homme. Même sans... mais bon c'est vrai que ça passe souvent après une pénétration, c'est quand même un petit peu lié, mais c'est là que je me sens une homme.
- Le sexe faut l'assumer, ne pas avoir de sexe c'est une liberté pour moi.
Un homme nous dit qu'on a deux façons de faire la fête : aller dans une soirée, boire manger, et aller dans un temple. "Et quand on fait l'amour on rentre trop souvent dans une sorte de bordel au lieu d'aller dans une église, faire l'amour ça devrait être comme pousser la porte d'une église et avoir le même parcours d'évolution. La plupart du temps on pousse pas la bonne porte."
Conclusions ?
Bah moi je trouve que ces hommes ont l'air d'être souvent embêtés avec leur organe et qu'ils ont une pression d'enfer, qu'ils ont l'air de manquer d'amour simple, doux et qu'ils ont l'air d'être obligés d'être des "performateurs", qu'ils manquent de confiance en eux et que comme leur bite est le symbole de leur virilité, et qu'ils n'ont pas l'air de la maitriser, et qu'ils la trouvent trop petite, ils se sentent comme des merdes. (Bon sauf peut-être HPG héhé) Les filles je pense ne les aident pas à se sentir mieux faut dire.
Pauvres de nous, amen.
Des hommes nus mais en plan serré nous parle de leur état d'homme, de la virilité, de leur sexe et de leur sexualité.
- Je baise, et après je deviens un peu plus humain
- On t'a jamais appris à faire l'amour mais tu sais que tu vas pénétrer.
- Il faut que tu tiennes la distance, que tu fasses crier l'autre, que tu deviennes mec quoi.
- Mon corps m'appartient mais mon sexe m'appartient quand il veut.
- Les femmes ne se rendent pas bien compte que ce sexe extérieur à nous même est difficile à canaliser, qu'on ne le maitrise pas.
- On décide pas grand chose avec notre sexe, il faut qu'il soit d'accord.
- Ça peut être gigantesque comme tout petit. Quand c'est petit c'est dérangeant, au niveau macho, au niveau de l'homme, de la virilité. Le sexe il faut qu'il soit... C'est pour ça qu'on a beaucoup de mal à assumer, c'est toujours perturbant quand t'en vois un plus gros que le tien.
- J'aurais envie de savoir ce que ça fait d'avoir un sexe plus gros plus long, plus balaise.
- Ça a de l'importance pour les hommes, mais pour les femmes c'est pas important, sauf trop grand ou trop petit, mais une fois qu'on a vu que ça a pas d'importance... (Ndlr : hahaha)
- On n'est jamais sûr, autant les filles ou nous on est sûr de ce qu'on a ressenti puisqu'on éjacule, autant on n'est jamais sûr de ce que ressent une fille, un mec pour pouvoir baiser il faut bander, donc il y a excitation. Une fille n'a pas besoin, le sexe d'une fille y bande pas, il peut être excité mais même s'il ne l'est pas elle peut baiser, puisque c'est un trou on rentre dedans et puis voilà, alors on peut pas savoir ce que la fille ressent, elle peut faire semblant. (Ndlr : je plains sa partenaire...)
- Une fille elle reçoit le sexe de l'homme, c'est un véritable don de soi. (Ndlr : il y a une certaine contradiction dans cette phrase)
- La femme a moins de problème. Même si elle a pas envie elle est capable de faire plaisir à son partenaire. Mais moi j'y arrive pas (il se dit éjaculateur précoce). Ndlr : OMG
- Quand je pénètre j'ai l'impression que je m'éloigne de l'amour.
Cet homme dit également auparavant qu'en repensant à certains moments d'acte sexuel, quelques temps après, il trouve ça trop animal. Je pense que cet homme à besoin d'amour :)
HPG, un acteur porno :
- C'est pas une fin en soit, il ne faut pas obligatoirement chercher à avoir un orgasme, le plaisir d'être contre l'autre est déjà amplement suffisant. Des fois je suis avec une nana, j'éjacule pas, elle est désespérée je lui dis mais non c'est pas grave, j'éjaculerai plus tard, mais je suis content d'être avec toi. J'ai pas joui mais ce n'est pas très important. Pareil pour la fille. Les orgasmes on les aura si on est vraiment amoureux l'un de l'autre mais sinon...
- Moi ce que j'aime c'est quand une femme est allongée près de moi avec la tête sur mon épaule et qu'elle arrive à se sentir en sécurité, là je sens mon rôle homme. Même sans... mais bon c'est vrai que ça passe souvent après une pénétration, c'est quand même un petit peu lié, mais c'est là que je me sens une homme.
- Le sexe faut l'assumer, ne pas avoir de sexe c'est une liberté pour moi.
Un homme nous dit qu'on a deux façons de faire la fête : aller dans une soirée, boire manger, et aller dans un temple. "Et quand on fait l'amour on rentre trop souvent dans une sorte de bordel au lieu d'aller dans une église, faire l'amour ça devrait être comme pousser la porte d'une église et avoir le même parcours d'évolution. La plupart du temps on pousse pas la bonne porte."
Conclusions ?
Bah moi je trouve que ces hommes ont l'air d'être souvent embêtés avec leur organe et qu'ils ont une pression d'enfer, qu'ils ont l'air de manquer d'amour simple, doux et qu'ils ont l'air d'être obligés d'être des "performateurs", qu'ils manquent de confiance en eux et que comme leur bite est le symbole de leur virilité, et qu'ils n'ont pas l'air de la maitriser, et qu'ils la trouvent trop petite, ils se sentent comme des merdes. (Bon sauf peut-être HPG héhé) Les filles je pense ne les aident pas à se sentir mieux faut dire.
Pauvres de nous, amen.
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mercredi 16 décembre 2009
Vrac again
tv :
Sex and the city : le film
Mamma Mia
Entre les murs
...
cinéma :
La Route
A l'origine
Astro boy
Zombieland
Capitalism: A Love Story
Le vilain
re :
12 hommes en colère
doc :
Catholiques, le retour des ultras
Nos enfants nous accuseront
La face cachée des fesses
...
Sex and the city : le film
Mamma Mia
Entre les murs
...
cinéma :
La Route
A l'origine
Astro boy
Zombieland
Capitalism: A Love Story
Le vilain
re :
12 hommes en colère
doc :
Catholiques, le retour des ultras
Nos enfants nous accuseront
La face cachée des fesses
...
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jeudi 27 août 2009
Le rêve de Gabriel
Documentaire - 1996 - Anne Lévy-Morelle
Le pitch :
"Riche et tranquille, à la tête d'une famille de neuf enfants, Gabriel de Halleux, un notable belge, décide en 1947 qu'il est temps de tout quitter et d'embarquer sa couvée pour la Patagonie, où le gouvernement chilien offre des concessions. Plusieurs dizaines de ses proches se rallient à son projet. Stupeur à l'arrivée: la terre promise n'est pas un paradis exotique, mais un marais glacial, à peine habitable. Qu'importe! Malgré l'indigence, ils multiplient les projets, de l'élevage de moutons à la scierie, sur dix mille hectares de terre. Même la guerre civile ne leur fera pas baisser les bras."
Je ne retiendrais qu'une phrase, celle de la conclusion, qui pourrait être le résumé ou le leitmotiv de ma vie :
"Quand ma route est difficile, quand les autres ne comprennent pas où je vais ni pourquoi j'y vais, ça ne veut pas dire que je me trompe."
Le pitch :
"Riche et tranquille, à la tête d'une famille de neuf enfants, Gabriel de Halleux, un notable belge, décide en 1947 qu'il est temps de tout quitter et d'embarquer sa couvée pour la Patagonie, où le gouvernement chilien offre des concessions. Plusieurs dizaines de ses proches se rallient à son projet. Stupeur à l'arrivée: la terre promise n'est pas un paradis exotique, mais un marais glacial, à peine habitable. Qu'importe! Malgré l'indigence, ils multiplient les projets, de l'élevage de moutons à la scierie, sur dix mille hectares de terre. Même la guerre civile ne leur fera pas baisser les bras."
Je ne retiendrais qu'une phrase, celle de la conclusion, qui pourrait être le résumé ou le leitmotiv de ma vie :
"Quand ma route est difficile, quand les autres ne comprennent pas où je vais ni pourquoi j'y vais, ça ne veut pas dire que je me trompe."
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Strip-tease
France 3 - 27/08/2009 - rediffusion il me semble
«Pour un putain de champ de maïs»
Le pich :
"Comment la vie quotidienne d'une tranquille commune du Gers et les petites habitudes de son maire peuvent-elles être profondément bouleversées? Il suffit que José Bové arrive au village pour éliminer les plans d'OGM qui poussent alentours. Le maire doit alors composer avec les administrés, le préfet, les gendarmes et José Bové. Autant dire qu'il lui faut, en homme politique avisé, ménager la chèvre et le chou. Il parvient même à rester en bons termes avec tout le monde. Et lorsque les anti-OGM passent à l'action pour arracher les plans de maïs transgéniques, il n'a d'autre choix que d'endurer les gaz lacrymogènes et le vacarme des hélicoptères."
Excellent, les dernières minutes de ce reportage de ST sont essentielles. Le groupe de faucheurs (un sacré groupe, composé de plusieurs centaines de gentils écolos, hommes, femmes et même quelques enfants), subit la répression de la police (touche pas à ma barrière où je te fous un coup de matraque), des CRS, et même (à vérifier je suis pas experte) de l'armée qui avait pour l'occasion amené un hélicoptère. Lacrymo en masse, détonation de machins qui pètent les tympans de tout le monde, des airs de guerre civile.
Le maire hallucine, consterné, et nous aussi.
«La preuve par la Torah».
Le pich : "Quand des juifs français arrivent en terre sainte, une des subtilités consiste à reconnaître lesquels sont arabes."
- "Est-ce qu'il y a des arabes ici ?"
- "Oh non il y a des chinois, des..."
- "Oui mais pour le travail"
- "Ah pour le travail oui pour les constructions, mais t'inquiète pas on les fait rentrer par camion, on les surveille, et tout (...) T'as vu les belles maisons qu'ils nous ont fait là-bas ?!"
- "Mais bien sûr que c'est Israël ici est-ce qu'on a besoin de l'ONU pour..."
- "Si on a autant de problèmes c'est qu'on est une minorité. Un jeune israélien doit faire un an d'armée ! Vous savez pourquoi ? C'est pour le juif qui est à New-York et qui fait ses études, et celui qui est à Paris et qui regarde la télé"
- "C'qui est étonnant c'est que les arabes eux ils ont pas du tout peur de nous, pas du tout peur !"
- "Les français qui viennent en Israël, tout le monde les veut, c'est beaucoup mieux que des russes. C'est des israéliens de qualité. Ils voudront tous la climatisation, un beau jardin bien entretenu, ce sont souvent des médecins, des avocats... Ça fait des «quartiers» de qualité"
Alyah hop !
«Pour un putain de champ de maïs»
Le pich :
"Comment la vie quotidienne d'une tranquille commune du Gers et les petites habitudes de son maire peuvent-elles être profondément bouleversées? Il suffit que José Bové arrive au village pour éliminer les plans d'OGM qui poussent alentours. Le maire doit alors composer avec les administrés, le préfet, les gendarmes et José Bové. Autant dire qu'il lui faut, en homme politique avisé, ménager la chèvre et le chou. Il parvient même à rester en bons termes avec tout le monde. Et lorsque les anti-OGM passent à l'action pour arracher les plans de maïs transgéniques, il n'a d'autre choix que d'endurer les gaz lacrymogènes et le vacarme des hélicoptères."
Excellent, les dernières minutes de ce reportage de ST sont essentielles. Le groupe de faucheurs (un sacré groupe, composé de plusieurs centaines de gentils écolos, hommes, femmes et même quelques enfants), subit la répression de la police (touche pas à ma barrière où je te fous un coup de matraque), des CRS, et même (à vérifier je suis pas experte) de l'armée qui avait pour l'occasion amené un hélicoptère. Lacrymo en masse, détonation de machins qui pètent les tympans de tout le monde, des airs de guerre civile.
Le maire hallucine, consterné, et nous aussi.
«La preuve par la Torah».
Le pich : "Quand des juifs français arrivent en terre sainte, une des subtilités consiste à reconnaître lesquels sont arabes."
- "Est-ce qu'il y a des arabes ici ?"
- "Oh non il y a des chinois, des..."
- "Oui mais pour le travail"
- "Ah pour le travail oui pour les constructions, mais t'inquiète pas on les fait rentrer par camion, on les surveille, et tout (...) T'as vu les belles maisons qu'ils nous ont fait là-bas ?!"
- "Mais bien sûr que c'est Israël ici est-ce qu'on a besoin de l'ONU pour..."
- "Si on a autant de problèmes c'est qu'on est une minorité. Un jeune israélien doit faire un an d'armée ! Vous savez pourquoi ? C'est pour le juif qui est à New-York et qui fait ses études, et celui qui est à Paris et qui regarde la télé"
- "C'qui est étonnant c'est que les arabes eux ils ont pas du tout peur de nous, pas du tout peur !"
- "Les français qui viennent en Israël, tout le monde les veut, c'est beaucoup mieux que des russes. C'est des israéliens de qualité. Ils voudront tous la climatisation, un beau jardin bien entretenu, ce sont souvent des médecins, des avocats... Ça fait des «quartiers» de qualité"
Alyah hop !
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vendredi 31 juillet 2009
L'Effet Papillon 11/07/09 (pas sûr)
L'effet Papillon - Canal+ - VOD - édition du 11/07/09 (?)
L'effet papillon est un magazine de reportages plus ou moins géopolitiques le plus censé que je connaisse. C'est d'ailleurs le seul truc de télé que je ne rate pas trop, enfin presque (vive la VOD). Bien sûr c'est assez rapide, ce n'est pas parfait, mais c'est sobre et j'aime ça, j'aime le choix des sujets, j'aime le présentateur :)
Alors cette semaine... hop c'est parti :
PASSE TON DJIHAD D'ABORD - Sofia Amara - Thomas Zribi
A Beyrouth, on compte parmi la garde du Hezbollah les "scouts du Mahdi" : 60.000 mômes de 6 à 16 ans, bon bourrage de crâne dès le berceau ("ils baignent dans la résistance dès qu'ils sont au sein"), beaucoup issus de famille de "martyrs" ("Tu veux faire quoi plus tard ? Comme papa !")
Points levés, on leur demande ce qu'ils veulent faire plus tard : "je veux devenir combattants du Hezbollah, dans la résistance"
Ah ouais super gamin ta vie est trop bien. Allez ma fille va faire un stage au lieu de jouer aux Petshop, pourrie gâtée !
J'en parlais il n'y a pas longtemps (mais au sujet du conflit israélo-palestinien, m'enfin c'est pareil non ?), justement, de ces conflits au Moyen-Orient qui ont l'air de jamais trouver de fin à cause (entre autres... parce que faut pas oublier le pouvoir, l'argent et la religion) de l'endoctrinement / du contexte de naissance (soyons politiquement correct) des nouvelles générations.
Ici, l'offensive (je mets en italique parce que c'est une expression tout à fait journalistique...) israélienne d'il y a 2 ans a renforcé La Haine : "Le Hezbollah grandit sur les ruines de la guerre".
Images d'une réunion pour les 6-8 ans : discipline, prière... apprentissage de ce qu'il faut faire quand on part pour devenir un martyr : "Que faut-il faire en dernier les enfants ?" Réponse en coeur : "Dire au revoir à sa maman !"
Gloups !? Y aurait pas comme un problème là ? Rewind...
Pour les filles : voile obligatoire à 8 ans.
"Le Hezbollah est là pour nous défendre et défendre notre religion."
Dans les livres d'éducation : on apprend à reconnaitre l'ennemi : Israël.
Mais à part ça : "C'est un mouvement civil et éducatif". Sauf que la priorité est donné à l'apprentissage de la religion et des valeurs du Djihad.
"Ce sont les martyrs en formation".
Un bon matraquage idéologique qui mélange tout, ça fait une bonne génération de petits soldats lobotomisés prêts à prendre la relève.
Allez hop c'est reparti pour un tour. Eclatez-vous bien la gueule, ça fait plaisir au grands de ce monde.
DU GOUDRON ET DES PLUMES - Cyprien d'Haese
En Equateur, une partie de la région amazonienne grosse comme 1/4 de la France est contaminée par l'exploitation du pétrole depuis 40 ans.
L'exploitation s'est faite par la firme Texaco, maintenant Chevron Texaco (vous savez bien, une de ses multinationales pleines de thunes proches des gouvernements, qui exploitent le monde, ses ressources et ses humains, au profit d'une poignée de connards)
Donc tout le problème se situe au niveau des déchets pétroliers, qui s'infiltrent partout et qui contaminent l'eau, et comme bah y a pas d'eau courante mais qu'elle vient des puits de la région bah y a plein de maladies et de morts : 2 fois + de cancer, et les malades meurent 4 fois + qu'ailleurs.
Le gouvernement équatorien a porté plainte (et c'est assez inédit qu'un pays "pauvre" porte plainte contre une multinationale), l'amende encourue pourrait être de 6 milliards d'euros, et ça fait 15 ans que ça dure.
Mais non, en fait, le pays n'est pas "pauvre", car niveau ressources naturelles il a plein de pétrole, et oui ! Le pétrole se trouve au cœur de la région amazonienne, vous voyez à quoi peut ressembler la forêt amazonienne, le poumon de l'humanité ? Bah vous prenez la même image et vous ajoutez plein de trucs poisseux et noirs partout.
Donc ces déchets pétroliers proviennent des divers oléoducs, puits, tous aussi pourris les uns que les autres et pas entretenus qui ont servi à l'extraction de cette fameuse ressource in-dis-pen-sable et que nous aimons tant.
Bien sûr, c'est pas le pays qui en profite : "les petro-dollars ne s'attardent pas dans la région, seuls les déchets restent."
Et bien sûr Chevron Texaco s'en fout.
James Craig, leur nouveau porte-parole, un "spécialiste" de la région (ancien journaliste), nous dit qu'en vérité le coupable c'est : Petroequador, anciennement actionnaire majoritaire de Texaco, et qui devait se charger de nettoyer 2/3 des puits.
Preuve à l'appui : il nous présente des "zones modèles" que Chevron Texaco a nettoyé. Oh c'est beau, les plantes poussent t'as vu ! Mortel, trop bien Chevron je t'aime.
Le journaliste pose des questions au sujet des fuites, des infiltrations, et là ça donne une conversation mythique :
- "Mais, et les fuites ?!"
- "C'est impossible à prouver"
- "Mais il y en forcément eu !"
- "Et ben moi je dis qu'il n'y en a peut-être pas eu."
Pas mal James, comme porte-parole tu marques des points !
Et puis il nous rappelle que aussi c'est la faute aux municipalités qui déversent les eaux usées dans les rivières et que c'est ça qui créé les maladies.
Pif paf allez emballer c'est pesé merci au revoir. (Forcément pouaaah ils sont pauvres, il sont sales)
Petit tour du coté du juge (équatorien donc) en charge du dossier : pas de secrétaire, pas d'ordinateur, il fait tout à la main, et 30000 personnes sont affectées. Toutes les 2 minutes il reçoit de nouveaux éléments.
Il a donc un peu de mal...
Petit tour du coté des militants, qui organisent des toxic-tours pour rallier certains à leur cause :
D'ailleurs, v'là le vice-président de la commission des lois des Etats-Unis qui repart conquis : "Chevron Texaco fait du lobbying au US, et bah c'est des gros méchants."
Allez... courage...
AVANT POSTES - François Condamin - Alain Rimbert
Avant-postes c'est une suite de séquences courtes sur des sujets très variés.
La Lingerie Football League est un nouveau championnat de foot américain où les joueurs sont des joueuses taille Bimbo en lingerie.
Les matchs sont diffusés à la tv et tout et tout, et si vous êtes taille mannequin vous pouvez postuler sur le site web de la fédération.
C'est les mecs qui sont contents...
Allez un ptit dernier pour la route :
OBAMATOPIA :
C'est tout pour aujourd'hui !
L'effet papillon est un magazine de reportages plus ou moins géopolitiques le plus censé que je connaisse. C'est d'ailleurs le seul truc de télé que je ne rate pas trop, enfin presque (vive la VOD). Bien sûr c'est assez rapide, ce n'est pas parfait, mais c'est sobre et j'aime ça, j'aime le choix des sujets, j'aime le présentateur :)
Alors cette semaine... hop c'est parti :
PASSE TON DJIHAD D'ABORD - Sofia Amara - Thomas Zribi
A Beyrouth, on compte parmi la garde du Hezbollah les "scouts du Mahdi" : 60.000 mômes de 6 à 16 ans, bon bourrage de crâne dès le berceau ("ils baignent dans la résistance dès qu'ils sont au sein"), beaucoup issus de famille de "martyrs" ("Tu veux faire quoi plus tard ? Comme papa !")
Points levés, on leur demande ce qu'ils veulent faire plus tard : "je veux devenir combattants du Hezbollah, dans la résistance"
Ah ouais super gamin ta vie est trop bien. Allez ma fille va faire un stage au lieu de jouer aux Petshop, pourrie gâtée !
J'en parlais il n'y a pas longtemps (mais au sujet du conflit israélo-palestinien, m'enfin c'est pareil non ?), justement, de ces conflits au Moyen-Orient qui ont l'air de jamais trouver de fin à cause (entre autres... parce que faut pas oublier le pouvoir, l'argent et la religion) de l'endoctrinement / du contexte de naissance (soyons politiquement correct) des nouvelles générations.
Ici, l'offensive (je mets en italique parce que c'est une expression tout à fait journalistique...) israélienne d'il y a 2 ans a renforcé La Haine : "Le Hezbollah grandit sur les ruines de la guerre".
Images d'une réunion pour les 6-8 ans : discipline, prière... apprentissage de ce qu'il faut faire quand on part pour devenir un martyr : "Que faut-il faire en dernier les enfants ?" Réponse en coeur : "Dire au revoir à sa maman !"
Gloups !? Y aurait pas comme un problème là ? Rewind...
Pour les filles : voile obligatoire à 8 ans.
"Le Hezbollah est là pour nous défendre et défendre notre religion."
Dans les livres d'éducation : on apprend à reconnaitre l'ennemi : Israël.
Mais à part ça : "C'est un mouvement civil et éducatif". Sauf que la priorité est donné à l'apprentissage de la religion et des valeurs du Djihad.
"Ce sont les martyrs en formation".
Un bon matraquage idéologique qui mélange tout, ça fait une bonne génération de petits soldats lobotomisés prêts à prendre la relève.
Allez hop c'est reparti pour un tour. Eclatez-vous bien la gueule, ça fait plaisir au grands de ce monde.
DU GOUDRON ET DES PLUMES - Cyprien d'Haese
En Equateur, une partie de la région amazonienne grosse comme 1/4 de la France est contaminée par l'exploitation du pétrole depuis 40 ans.
L'exploitation s'est faite par la firme Texaco, maintenant Chevron Texaco (vous savez bien, une de ses multinationales pleines de thunes proches des gouvernements, qui exploitent le monde, ses ressources et ses humains, au profit d'une poignée de connards)
Donc tout le problème se situe au niveau des déchets pétroliers, qui s'infiltrent partout et qui contaminent l'eau, et comme bah y a pas d'eau courante mais qu'elle vient des puits de la région bah y a plein de maladies et de morts : 2 fois + de cancer, et les malades meurent 4 fois + qu'ailleurs.
Le gouvernement équatorien a porté plainte (et c'est assez inédit qu'un pays "pauvre" porte plainte contre une multinationale), l'amende encourue pourrait être de 6 milliards d'euros, et ça fait 15 ans que ça dure.
Mais non, en fait, le pays n'est pas "pauvre", car niveau ressources naturelles il a plein de pétrole, et oui ! Le pétrole se trouve au cœur de la région amazonienne, vous voyez à quoi peut ressembler la forêt amazonienne, le poumon de l'humanité ? Bah vous prenez la même image et vous ajoutez plein de trucs poisseux et noirs partout.
Donc ces déchets pétroliers proviennent des divers oléoducs, puits, tous aussi pourris les uns que les autres et pas entretenus qui ont servi à l'extraction de cette fameuse ressource in-dis-pen-sable et que nous aimons tant.
Bien sûr, c'est pas le pays qui en profite : "les petro-dollars ne s'attardent pas dans la région, seuls les déchets restent."
Et bien sûr Chevron Texaco s'en fout.
James Craig, leur nouveau porte-parole, un "spécialiste" de la région (ancien journaliste), nous dit qu'en vérité le coupable c'est : Petroequador, anciennement actionnaire majoritaire de Texaco, et qui devait se charger de nettoyer 2/3 des puits.
Preuve à l'appui : il nous présente des "zones modèles" que Chevron Texaco a nettoyé. Oh c'est beau, les plantes poussent t'as vu ! Mortel, trop bien Chevron je t'aime.
Le journaliste pose des questions au sujet des fuites, des infiltrations, et là ça donne une conversation mythique :
- "Mais, et les fuites ?!"
- "C'est impossible à prouver"
- "Mais il y en forcément eu !"
- "Et ben moi je dis qu'il n'y en a peut-être pas eu."
Pas mal James, comme porte-parole tu marques des points !
Et puis il nous rappelle que aussi c'est la faute aux municipalités qui déversent les eaux usées dans les rivières et que c'est ça qui créé les maladies.
Pif paf allez emballer c'est pesé merci au revoir. (Forcément pouaaah ils sont pauvres, il sont sales)
Petit tour du coté du juge (équatorien donc) en charge du dossier : pas de secrétaire, pas d'ordinateur, il fait tout à la main, et 30000 personnes sont affectées. Toutes les 2 minutes il reçoit de nouveaux éléments.
Il a donc un peu de mal...
Petit tour du coté des militants, qui organisent des toxic-tours pour rallier certains à leur cause :
D'ailleurs, v'là le vice-président de la commission des lois des Etats-Unis qui repart conquis : "Chevron Texaco fait du lobbying au US, et bah c'est des gros méchants."
Allez... courage...
AVANT POSTES - François Condamin - Alain Rimbert
Avant-postes c'est une suite de séquences courtes sur des sujets très variés.
La Lingerie Football League est un nouveau championnat de foot américain où les joueurs sont des joueuses taille Bimbo en lingerie.
Les matchs sont diffusés à la tv et tout et tout, et si vous êtes taille mannequin vous pouvez postuler sur le site web de la fédération.
C'est les mecs qui sont contents...
Allez un ptit dernier pour la route :
OBAMATOPIA :
C'est tout pour aujourd'hui !
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documentaire,
féminisme,
liberté,
n'importe quoi
jeudi 2 juillet 2009
Les rois du monde
Documentaire - Strip-tease - France 3
Le pitch : "Plongée dans l'univers des pacifistes, qui mènent des actions sur divers fronts pour tenter de faire changer le monde et évoluer cette société qui ne leur convient plus. Les suivre au quotidien, filmer leur mode de vie et leur rapport aux autres permet d'en découvrir davantage sur ces personnes qui n'ont jamais perdu leur foi en l'humanité."
On commence à connaitre les activistes *pacifistes*, habillés en clown devant les CRS, groupe de mamies bloquant l'enrôlement des recrues pour l'Irak...
Ces types d'actions existent essentiellement pour attirer les médias et donc communiquer sur des événements, des *causes*...
Ce ne sont pas des actions chocs, ce ne sont pas des activistes de l'ombre, ce sont des : gentils.
Question : est-ce que des gentils peuvent changer le monde ?
Deuxième question : les médias faisant parti des choses à changer, n'est-ce pas vain ?
Alors, drapeau noir ou drapeau blanc ?
Le pitch : "Plongée dans l'univers des pacifistes, qui mènent des actions sur divers fronts pour tenter de faire changer le monde et évoluer cette société qui ne leur convient plus. Les suivre au quotidien, filmer leur mode de vie et leur rapport aux autres permet d'en découvrir davantage sur ces personnes qui n'ont jamais perdu leur foi en l'humanité."
On commence à connaitre les activistes *pacifistes*, habillés en clown devant les CRS, groupe de mamies bloquant l'enrôlement des recrues pour l'Irak...
Ces types d'actions existent essentiellement pour attirer les médias et donc communiquer sur des événements, des *causes*...
Ce ne sont pas des actions chocs, ce ne sont pas des activistes de l'ombre, ce sont des : gentils.
Question : est-ce que des gentils peuvent changer le monde ?
Deuxième question : les médias faisant parti des choses à changer, n'est-ce pas vain ?
Alors, drapeau noir ou drapeau blanc ?
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documentaire,
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vendredi 19 juin 2009
Des déclarations... aux impôts
Reportage - 2009 - Julie Talon - France 3
Un fonctionnaire des impôts :
L'impôt sert à répartir les richesses. la France est un état où il y a quand même une forte redistribution des richesses.
Ndlr : Tu m'étonnes, c'est prouvé tous les jours !
Je ne suis pas pour relativiser l'état. Il existe un mouvement rampant depuis quelques années qui tend décrédibiliser l'état.
Si on réfléchit, ce ne sont pas les multinationales qui vont jouer le rôle de l'état.
Ndlr : bah oui, état/multinationales, multinationales/état, mon coeur balance !
Je ne ferais pas ce métier si je n'étais pas en accord avec l'état.
Une jeune femme sortie de l'école:
Le coté investigation pimente, anime un peu le métier.
Une autre jeune femme :
Est-ce que tu aimerais revenir à tes 1ères années dans le métier ?
Pas du tout ! Je me suis jamais sentie aussi conne de ma vie !
Un contrôleur :
C'est pas que j'aime pas mon métier mais je suis pas serein.
Quand t'es dans ton bureau t'es à l'abri, dès que tu sors, que tu vas dans l'entreprise tu te mets en danger, tu mets en danger ta mission.
Parce que j'ai pas envie qu'on me dise "tu as flingué ceci ou cela".
Bon après c'est le pendant de la responsabilité.
Ndlr : un fonctionnaire qui se sent responsable ! Fallait aller dans l'administration fiscale pour en trouver...
Un fonctionnaire des impôts :
L'impôt sert à répartir les richesses. la France est un état où il y a quand même une forte redistribution des richesses.
Ndlr : Tu m'étonnes, c'est prouvé tous les jours !
Je ne suis pas pour relativiser l'état. Il existe un mouvement rampant depuis quelques années qui tend décrédibiliser l'état.
Si on réfléchit, ce ne sont pas les multinationales qui vont jouer le rôle de l'état.
Ndlr : bah oui, état/multinationales, multinationales/état, mon coeur balance !
Je ne ferais pas ce métier si je n'étais pas en accord avec l'état.
Une jeune femme sortie de l'école:
Le coté investigation pimente, anime un peu le métier.
Une autre jeune femme :
Est-ce que tu aimerais revenir à tes 1ères années dans le métier ?
Pas du tout ! Je me suis jamais sentie aussi conne de ma vie !
Un contrôleur :
C'est pas que j'aime pas mon métier mais je suis pas serein.
Quand t'es dans ton bureau t'es à l'abri, dès que tu sors, que tu vas dans l'entreprise tu te mets en danger, tu mets en danger ta mission.
Parce que j'ai pas envie qu'on me dise "tu as flingué ceci ou cela".
Bon après c'est le pendant de la responsabilité.
Ndlr : un fonctionnaire qui se sent responsable ! Fallait aller dans l'administration fiscale pour en trouver...
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jeudi 18 juin 2009
ma très chère bagnole
Envoyé Spécial - France 2
Entrée du reportage : Des dizaines (centaines ?) de personnes attendent l'entrée d'un casse automobile.
Les portes s'ouvrent, ils se précipitent, courent pour être le premier et pouvoir dépecer les bagnoles, dont les pièces sont toutes à 15 €.
Il y a des enfants, ils sont venus en famille, ont pris un jour de congé pour pouvoir réparer leur bagnole, dont le coût est de plus en plus important, et dont ils ont absolument besoin pour pouvoir travailler. Une femme, un cric à la main, nous en parle.
Je ne m'attarde pas sur le reste du reportage qui parle de la hausse des coûts de réparation des voitures, des arnaques, des garages, des concessionnaires et de leurs marges en hausse sur réparations inutiles.
1/ on travaille pour gagner de quoi avoir une bagnole qui nous permet de travailler. En une seule phrase cette femme a résumé l'hallucination collective dont nous sommes victimes.
2/ ce prologue m'a rappelé certaines images qu'on voit lors des soldes. Des centaines de personnes courant dans les rayons lors de l'ouverture des portes des magasins, se disputant des produits, parfois se piétinant, parfois on entend parler d'"incidents"...
vidéos à voir pour prendre de la hauteur...
S T R E S S - J U S T I C E
Et qui dit STRESS, dit... Justice, yeah
Entrée du reportage : Des dizaines (centaines ?) de personnes attendent l'entrée d'un casse automobile.
Les portes s'ouvrent, ils se précipitent, courent pour être le premier et pouvoir dépecer les bagnoles, dont les pièces sont toutes à 15 €.
Il y a des enfants, ils sont venus en famille, ont pris un jour de congé pour pouvoir réparer leur bagnole, dont le coût est de plus en plus important, et dont ils ont absolument besoin pour pouvoir travailler. Une femme, un cric à la main, nous en parle.
Je ne m'attarde pas sur le reste du reportage qui parle de la hausse des coûts de réparation des voitures, des arnaques, des garages, des concessionnaires et de leurs marges en hausse sur réparations inutiles.
1/ on travaille pour gagner de quoi avoir une bagnole qui nous permet de travailler. En une seule phrase cette femme a résumé l'hallucination collective dont nous sommes victimes.
2/ ce prologue m'a rappelé certaines images qu'on voit lors des soldes. Des centaines de personnes courant dans les rayons lors de l'ouverture des portes des magasins, se disputant des produits, parfois se piétinant, parfois on entend parler d'"incidents"...
vidéos à voir pour prendre de la hauteur...
S T R E S S - J U S T I C E
Et qui dit STRESS, dit... Justice, yeah
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jeudi 28 mai 2009
Vivre sans pétrole
Documentaire - Canal+ - VOD
Alors, voilà, c'est un finlandais écolo, une femme et 2 enfants, qui décide de vivre une expérience pendant un an ; vivre sans pétrole.
Vivre sans pétrole ça veut dire : pas de plastique, pas de voiture.
Pas de plastique ça veut dire : pas de brosse à dent, pas de nourriture conditionnée sous plastique, pas de tupperware :)...
Il calcule que les émissions de carbone de sa famille s'élèvent à 20 tonnes / an...
Dur... drôle quand sa femme explique qu'elle a pris 9 bus pour accompagner un des garçons chez un copain, ou quand il fait 300 km pour aller chercher son biocarburant, après avoir craqué et racheté une voiture, ou quand les enfants ont du mal avec le dentifrice fait maison.
A la fin, ils décident de continuer mais de manière moins contraignante.
Conclusion : Intéressant de voir les changements de notion du temps, les différences de rapport entre parents et enfants (ils se parlent plus), affligeant de constater, encore, à quel point nous sommes enchaînés, le gaspillage, le superflu...
Alors, voilà, c'est un finlandais écolo, une femme et 2 enfants, qui décide de vivre une expérience pendant un an ; vivre sans pétrole.
Vivre sans pétrole ça veut dire : pas de plastique, pas de voiture.
Pas de plastique ça veut dire : pas de brosse à dent, pas de nourriture conditionnée sous plastique, pas de tupperware :)...
Il calcule que les émissions de carbone de sa famille s'élèvent à 20 tonnes / an...
Dur... drôle quand sa femme explique qu'elle a pris 9 bus pour accompagner un des garçons chez un copain, ou quand il fait 300 km pour aller chercher son biocarburant, après avoir craqué et racheté une voiture, ou quand les enfants ont du mal avec le dentifrice fait maison.
A la fin, ils décident de continuer mais de manière moins contraignante.
Conclusion : Intéressant de voir les changements de notion du temps, les différences de rapport entre parents et enfants (ils se parlent plus), affligeant de constater, encore, à quel point nous sommes enchaînés, le gaspillage, le superflu...
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Bienvenue dans la vraie vie des femmes
Doc - Canal+ (VOD) - 1h15 - Agnès Poirier et Virginie Lovisone
Le pitch : constat en 2009 de la place, du rôle, des perspectives, de l'éducation, des femmes, des petites filles, des jeunes femmes, en France.
Avis : un des meilleurs documentaires du moment sur le sujet. Concis, carré, énormément de sujets sont abordés, des intervenants excellents.
Et moi ? Ha bah moi j'ai été patronne donc pas victime, mais je n'étais pas seule à diriger et le pouvoir était pris... par un homme, que j'ai entendu dire des choses comme "elle n'aura pas le poste car elle vient d'avoir un enfant", et moi d'enrager... Et moi de vouloir faire en sorte que ma fille ne s'habille pas QUE en rose et arrête de ne penser QUE princesse et de ne pas y arriver car ce sont les modèles qu'on lui propose partout, et les copines à l'école... Et moi qui trouve de plus en plus de femmes de mon âge qui n'en peuvent plus de l'inertie morne de leurs hommes.
Comme si les filles de notre génération avait déjà été éduquées dans le combat de nos mères, mais que les garçons étaient restés cons, à coté...
Ma question est : Les nouveaux pères vont-ils changer la donne avec nos enfants, nos petits garçons, ou bien s'il y aura toujours ce décalage...
J'ai l'impression que les garçons ont trop été choyés par nos mères...
Bon après, les valeurs du travail, de la reine-croissance et du capitalisme chez moi... et donc l'épanouissement des femmes dans ce système de pouvoir, d'argent, d'oligarchie et j'en passe, je préfèrerais leur éviter... Mais justement est-ce que ce n'est pas là l'avenir de l'humanité ? Les femmes au pouvoir, mais un pouvoir NOUVEAU !
Extraits choisis :
Les jeunes femmes ne se rendent pas compte des difficultés qu'elles vont avoir que ce soit dans leur vie professionnelle, dans le fait de concilier vie de famille et travail, ne se rendent pas compte des inégalités latentes et encore bien présentes, car la génération des 20 ans a bien en tête la parité hommes/femmes, mais dans la réalité...
écart moyen des salaires hommes/femmes : 25%
60% des enfants de moins de 3 ans sont gardés par leur mère.
70% des chercheurs sont des hommes.
L'idée est qu'on y est presque arrivé donc plus besoin d'effort. C'est là qu'est le problème.
Ça a évolué plus dans les têtes que dans la réalité concrète.
Partout sont affichées des femmes aux corps parfaits, belles, intelligentes, alliant carrière et vie de famille avec dextérité, mais la réalité de ce que vivent les femmes est invisible.
Il y a un vrai gâchis des talents des femmes. Les femmes diplômées disparaissent, sous-exploitées...
Les femmes font plus d'études que les hommes, et ont de meilleurs résultats, mais où sont-elles après, dans le milieu professionnel ?
1971 : autant de bacheliers que de bachelières.
17% des cadres dirigeants sont des femmes, 1/3 des cadres.
Depuis 10 ans ces chiffres évoluent très peu !
France : 116ème place en terme d'égalité salariale !
En Norvège les entreprises cotées en bourse doivent avoir 40% de femmes en conseil d'administration.
Les hommes embauchent des hommes, car les gens embauchent des gens qui pensent de la même façon qu'eux.
Ndlr : le summum de l'ouverture... ils ont tellement peur qu'on leur coupe la bi... désolée :)
La question est de mobiliser les talents.
En France : Brice Hortefeux répond à Marie-Jo Zimmerman et à son projet de loi : "trop en avance sur son temps"...
Ndlr : Ah Brice, je t'aimais bien déjà quand tu étais à l'immigration et que je m'occupais de mes voisins sans-papiers...
La vice président d'Accenture-France se bat pour rameuter les femmes aux postes haut placés...
Comment fait-elle, elle : accepter de ne pas être à la hauteur tout le temps et le faire savoir, à ses enfants, à ses collègues. Ne pas mentir, ne pas dire à ses enfants que peut-être on les verra ce soir alors qu'on sait qu'on a une réunion. Apprendre à assumer ses choix.
Un homme manager est vu en tant que manager, une femme manager est vue en tant que femme.
On a besoin d'évolution dans les comportements individuels. (par rapport aux évolutions dans la pensée collective)
Les modèles éducatifs n'encouragent pas les petites filles à être ambitieuses... mais plutôt à rester dociles.
Stéréotypes et vision des femmes dans les médias : en politique, dans la pub...
Ndlr : passage très intéressant.
Chaque fois qu'il y a une distance sur le monde c'est un homme qui est montré, lorsqu'il s'agit d'émotion, qu'on se rapproche du foyer, c'est une femme qui parle.
Et cette dichotomie est masquée car les femmes sont représentées comme des super stars du système D et on leur dit "que demandez-vous de plus ?!"
En politique, les femmes doivent justifier leur existence. Les femmes sont là pour représenter la différence : différence d'origine, d'âge... et pas pour faire de la politique.
Rappel de phrases mythiques lors des présidentielles : "Mais qui va garder les enfants ?", "la politique ce n'est pas un concours de beauté !"
En politique toujours, les femmes sont toujours soit trop jolies soit pas assez.
Et pourquoi on ne commente pas la beauté et le style vestimentaire de ces chers hommes politiques ?
"Les hommes gèrent le monde, les femmes leurs agendas."
Les femmes souffrent du syndrome du post-it mental. Les femmes doivent s'occuper du bien-être général des enfants. Tout le travail émotionnel est assuré par les mères.
1974 : 75% du travail domestique pris en charge par les femmes
2009 : 66%, grâce aux femmes de ménages, appareils ménagers et surgelés !
Débat en classe de seconde :
une fille : "c'est souvent les filles qui aident leurs mères"
un garçon : "le ménage c'est plutôt pour les femmes"
un garçon : "la cuisine pour les femmes le bricolage/jardinage pour les hommes"
un garçon : "moi plus tard je laverai peut-être la cuisine"
une fille : "le garçon n'est pas dispensé de faire à manger !"
une fille : "moi je prendrai en charge le ménage, dans ma famille c'est comme ça, pour moi c'est normal"
un garçon : "on dit plein de choses mais en fait c'est toujours pareil"
Le progrès domestique masculin se chiffre en minutes ces dernières décennies.
L'inertie joue pour les garçons : "je sais pas faire", "le bordel ne me dérange pas"...
Et ce sont les femmes qui prennent en charge, au final, pour ne pas pêter un plomb...
Les magazines féminins et le dictat du corps, le marketing qui se fout de la gueule du monde (Dove vend des crèmes amincissantes nom de diou !)
Les filles sont bombardées par des injonctions normatives corporelles.
Ton corps est déterminant, tu ne peux pas y échapper.
Tout le monde sait que les objectifs qu'on nous présente sont inatteignables.
C'est donc un marché inépuisable ; une extension du domaine du marché.
413 millions d'exemplaires de magazines féminins vendus chaque année...
un garçon : "si on montrait des physiques banals ça se vendrait pas", "on y dit ce que les femmes veulent d'entendre, regardez les rédacteurs en chef ce sont toutes des femmes."
réponse de la prof : "si c'était le clan des femmes contre le clan des hommes ça se saurait"
un autre garçon : "en ce moment y a une obsession de la femme à rattraper l'homme et tout ça, mais si une femme est convaincue qu'elle est en capable elle n'a qu'à le faire"...
Ndlr : Hahaha énorme celui là !
Les magazines disent tout et leur contraire (articles contre la dictature des régimes à coté des articles comment perdre 4 kilos en 3 jours et filles maigres, bien habillées, bien maquillées, bien retouchées...)
Il y manque l'espace de la critique.
Pourquoi faut-il devenir une bombasse ? La question n'est pas posée, le modèle est donné.
Pour pouvoir plaire il faudrait se conformer aux attentes des hommes... Notre représentation se fait en fonction des hommes au lieu de nous épanouir en tant qu'être humain et d'être aimées comme telles. Alors quand le regard de l'homme ne vient pas on s'effondre...
Le modèle est irréalisable, les injonctions sont contradictoires pour les femmes. Il faut être parfaite mais ne pas culpabiliser si on n'y arrive pas.
Ndlr : j'adore les paradoxes, celui-ci fait partie de notre pain quotidien.
La France championne d'Europe de la natalité mais les 2/3 des enfants de moins de 3 ans sont gardés à la maison par les mamans parce qu'il n'y a pas assez de places en crèche !
Et paf! plus de carrière, mises au placard.
40% des femmes subissent un changement professionnel 1 an après la maternité, contre 6% des hommes.
Une seule crèche en France ouverte jour et nuit pour subvenir aux besoins des femmes qui travaillent en horaires décalés, et cette crèche se bat pour exister.
Ndlr : Mais pourquoi ?! C'est là qu'on voit le dictat des hommes !
On ne remet (presque...) pas en cause la construction des routes, qui servent à l'acheminement des biens et des personnes. Pour une crèche, c'est plus difficile, on se pose plein de questions, alors qu'elle permet la circulation des savoirs professionnels...
Ndlr : les hommes sont au pouvoir, donc ce sont eux qui prennent les décisions, pas de crèches = pas de femmes pour leur piquer le pouvoir, leur changer leurs petits principes, leur couper la bi... encore désolée :-D
La question d'une jeune mère qui travaille pose encore problème...
Or un bébé est capable d'attachements multiples et différenciés.
Une séquence exceptionnelle concerne une pub pour des couches. Un père rentre du travail et change la couche d'un bébé, et là le petit garçon urine à 3 mètres de plafond, un vrai geyser ! Sur-signification de la virilité, on pisse très loin, on éjacule très fort... un père qui change son enfant c'est de la science-fiction...
Les nouveaux-pères existent vraiment. Ils ont un super filling avec les enfants, ce qui peut d'ailleurs énerver les mères lorsqu'elles veulent que le père reste un modèle d'autorité.
Et là on voit un papa cadre qui a changé ses habitudes et profite des jeunes années de son bébé.
2 hommes cadres sur 3 aspirent à mieux conjuguer travail et paternité.
Aménager son temps pour sa famille, pour un homme, est encore tabou.
Ces aménagements ont été mis en place pour les femmes, par pour les hommes.
Il faut que les cadres dirigeants changent, car c'est par le haut que les sociétés changent.
Alors, c'est dans nos gènes ou pas de s'occuper des enfants, nous les femmes ?
La société ne s'est pas adaptée à la révolution de l'activité féminine.
Il fallait repenser les modes de garde, l'organisation du travail, le partage des tâches.
La France n'était pas prête à un vrai partage des responsabilités.
En Suède : dès la maternelle on essaie de lisser les différences filles/garçons et de changer les rôles déterministes.
Montrer que les filles aussi ont des muscles, qu'elles prennent leur place, qu'elles gagnent confiance en elles, apprendre aux garçons à se masser au lieu de se bagarrer, etc
En France : les garçons sont des bricoleurs-nés et les filles sont douées pour le ménage.
Mais NON ! C'est faux ! Le rose, les courses et le repassage ne sont pas génétiques, les cerveaux se transforment.
Les différences entre les cerveaux des individus d'un même sexe sont souvent plus importantes qu'entre les 2 sexes.
10% des connexions du cerveau seulement existent à la naissance.
C'est tout l'environnement, l'entourage, la famille, l'école qui va construire les 90% restant du cerveau du petit enfant en l'identifiant au modèle qui est donné par la société.
Au moment de l'échographie, on apprend si c'est une fille ou un garçon, et c'est là on annonce un programme déterminé, elle sera comme ci, il sera comme ça.
Les filles peuvent s'habiller en bleu mais les garçons ne s'habillent pas en rose... Ces couleurs sont hiérarchisées, le rose est inférieur au bleu !
Le fait d'aimer les poupées et les camions, ce n'est pas dans les gênes !
Les pères manient les garçons avec plus de vigueur, les filles sont elles stimulées pour communiquer.
Les garçons maitrisent par exemple l'espace plus tôt.
Des petites filles et garçons : "les filles sont plus sensibles, plus calmes, plus romantiques, elles s'habillent en rose."
Les enfants se basent sur leur environnement pour apprendre ce qu'ils doivent faire, et dans les livres pour enfants, les catalogues, la pub, les manuels scolaires, la représentation est schématique : les filles restent dans la sphère privée avec éventuellement des jeunes frères et sœurs, les garçons sont plus actifs, dehors, avec des copains, à faire du sport et des bêtises.
Papa travaille, maman est dans la cuisine, à faire la vaisselle à la main avec un tablier.
Aucune prise en compte de l'évolution de l'activité féminine.
Cour de récréation : les filles polies et dociles jouent tranquillement entre elles, les garçons se bousculent, se défient, prennent toute la place.
Résultats scolaires : les filles ont l'impression qu'elles peuvent toujours mieux faire. Entre 16 et 20 de moyenne, 100% des garçons s'estiment excellents, et beaucoup de filles s'estiment en-dessous.
une fille : "je suis contente mais j'ai baissé parce que j'ai été faignante. (16)
une fille : "je suis ni très bonne ni pas du tout bonne, je suis au milieu, je pourrais faire mieux" (16,5)
un garçon : "je suis bien, un peu comme tout le monde, je me sens à l'aise" (15)
Manque de confiance en elles... Elles anticipent dans leurs orientations universitaires leur double rôle professionnel et familial.
Ndlr : on en revient à "soit parfaite mais ne cupabilise pas si tu ne l'es pas".
J'aimerais faire commerce international mais ça va être dur de voyager, comment faire si j'ai des enfants ?
Et paf! cette anticipation fait que les femmes se limitent, elles se projettent dans des carrières moins ambitieuses.
Elles sont sur-représentées dans les très bas salaires et les bénéficiaires d'allocations.
1993 : le temps partiel est favorisé.
Résultats :
82% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes.
1/3 des femmes à temps partiel souhaitent travailler plus.
Un smic à mi-temps ressemble plus à un revenu de l'assistance qu'à un revenu du travail.
"C'est un sale coup qui a été fait aux femmes."
Proclamer le droit à l'égalité salariale ne suffit pas.
Il faut aller plus loin mais aujourd'hui la question des sanctions n'est plus une priorité pour le gouvernement...
Ndlr : C'est la criiise, les femmes peuvent bien se sacrifier encore un ptit peu...
Il y a 20 ou 30 ans on se disait que les choses allaient naturellement changer.
"Il n'y a aucune pente naturelle vers l'égalité."
On se rend compte qu'il faut des mesures volontaristes pour faire bouger les choses.
Il faut accompagner les carrières des femmes car ces carrières sont particulières, créer des réseaux, et ne jamais baisser la vigilance.
"Ne jamais laisser le sujet en route. (...) Un instant de baisse d'attention et ça dérape."
Les entreprises plus équilibrées ont des résultats financiers meilleurs.
Les meilleures entreprises dans le monde ont plus de diversité à tous les niveaux.
Quel argumentaire alors ?
- La justice ("C'est pas juste") : ça marche pas
- L'économique (les femmes comme clés de la croissance) : ça marche
C'est mal barré...
Le pitch : constat en 2009 de la place, du rôle, des perspectives, de l'éducation, des femmes, des petites filles, des jeunes femmes, en France.
Avis : un des meilleurs documentaires du moment sur le sujet. Concis, carré, énormément de sujets sont abordés, des intervenants excellents.
Et moi ? Ha bah moi j'ai été patronne donc pas victime, mais je n'étais pas seule à diriger et le pouvoir était pris... par un homme, que j'ai entendu dire des choses comme "elle n'aura pas le poste car elle vient d'avoir un enfant", et moi d'enrager... Et moi de vouloir faire en sorte que ma fille ne s'habille pas QUE en rose et arrête de ne penser QUE princesse et de ne pas y arriver car ce sont les modèles qu'on lui propose partout, et les copines à l'école... Et moi qui trouve de plus en plus de femmes de mon âge qui n'en peuvent plus de l'inertie morne de leurs hommes.
Comme si les filles de notre génération avait déjà été éduquées dans le combat de nos mères, mais que les garçons étaient restés cons, à coté...
Ma question est : Les nouveaux pères vont-ils changer la donne avec nos enfants, nos petits garçons, ou bien s'il y aura toujours ce décalage...
J'ai l'impression que les garçons ont trop été choyés par nos mères...
Bon après, les valeurs du travail, de la reine-croissance et du capitalisme chez moi... et donc l'épanouissement des femmes dans ce système de pouvoir, d'argent, d'oligarchie et j'en passe, je préfèrerais leur éviter... Mais justement est-ce que ce n'est pas là l'avenir de l'humanité ? Les femmes au pouvoir, mais un pouvoir NOUVEAU !
Extraits choisis :
Les jeunes femmes ne se rendent pas compte des difficultés qu'elles vont avoir que ce soit dans leur vie professionnelle, dans le fait de concilier vie de famille et travail, ne se rendent pas compte des inégalités latentes et encore bien présentes, car la génération des 20 ans a bien en tête la parité hommes/femmes, mais dans la réalité...
écart moyen des salaires hommes/femmes : 25%
60% des enfants de moins de 3 ans sont gardés par leur mère.
70% des chercheurs sont des hommes.
L'idée est qu'on y est presque arrivé donc plus besoin d'effort. C'est là qu'est le problème.
Ça a évolué plus dans les têtes que dans la réalité concrète.
Partout sont affichées des femmes aux corps parfaits, belles, intelligentes, alliant carrière et vie de famille avec dextérité, mais la réalité de ce que vivent les femmes est invisible.
Il y a un vrai gâchis des talents des femmes. Les femmes diplômées disparaissent, sous-exploitées...
Les femmes font plus d'études que les hommes, et ont de meilleurs résultats, mais où sont-elles après, dans le milieu professionnel ?
1971 : autant de bacheliers que de bachelières.
17% des cadres dirigeants sont des femmes, 1/3 des cadres.
Depuis 10 ans ces chiffres évoluent très peu !
France : 116ème place en terme d'égalité salariale !
En Norvège les entreprises cotées en bourse doivent avoir 40% de femmes en conseil d'administration.
Les hommes embauchent des hommes, car les gens embauchent des gens qui pensent de la même façon qu'eux.
Ndlr : le summum de l'ouverture... ils ont tellement peur qu'on leur coupe la bi... désolée :)
La question est de mobiliser les talents.
En France : Brice Hortefeux répond à Marie-Jo Zimmerman et à son projet de loi : "trop en avance sur son temps"...
Ndlr : Ah Brice, je t'aimais bien déjà quand tu étais à l'immigration et que je m'occupais de mes voisins sans-papiers...
La vice président d'Accenture-France se bat pour rameuter les femmes aux postes haut placés...
Comment fait-elle, elle : accepter de ne pas être à la hauteur tout le temps et le faire savoir, à ses enfants, à ses collègues. Ne pas mentir, ne pas dire à ses enfants que peut-être on les verra ce soir alors qu'on sait qu'on a une réunion. Apprendre à assumer ses choix.
Un homme manager est vu en tant que manager, une femme manager est vue en tant que femme.
On a besoin d'évolution dans les comportements individuels. (par rapport aux évolutions dans la pensée collective)
Les modèles éducatifs n'encouragent pas les petites filles à être ambitieuses... mais plutôt à rester dociles.
Stéréotypes et vision des femmes dans les médias : en politique, dans la pub...
Ndlr : passage très intéressant.
Chaque fois qu'il y a une distance sur le monde c'est un homme qui est montré, lorsqu'il s'agit d'émotion, qu'on se rapproche du foyer, c'est une femme qui parle.
Et cette dichotomie est masquée car les femmes sont représentées comme des super stars du système D et on leur dit "que demandez-vous de plus ?!"
En politique, les femmes doivent justifier leur existence. Les femmes sont là pour représenter la différence : différence d'origine, d'âge... et pas pour faire de la politique.
Rappel de phrases mythiques lors des présidentielles : "Mais qui va garder les enfants ?", "la politique ce n'est pas un concours de beauté !"
En politique toujours, les femmes sont toujours soit trop jolies soit pas assez.
Et pourquoi on ne commente pas la beauté et le style vestimentaire de ces chers hommes politiques ?
"Les hommes gèrent le monde, les femmes leurs agendas."
Les femmes souffrent du syndrome du post-it mental. Les femmes doivent s'occuper du bien-être général des enfants. Tout le travail émotionnel est assuré par les mères.
1974 : 75% du travail domestique pris en charge par les femmes
2009 : 66%, grâce aux femmes de ménages, appareils ménagers et surgelés !
Débat en classe de seconde :
une fille : "c'est souvent les filles qui aident leurs mères"
un garçon : "le ménage c'est plutôt pour les femmes"
un garçon : "la cuisine pour les femmes le bricolage/jardinage pour les hommes"
un garçon : "moi plus tard je laverai peut-être la cuisine"
une fille : "le garçon n'est pas dispensé de faire à manger !"
une fille : "moi je prendrai en charge le ménage, dans ma famille c'est comme ça, pour moi c'est normal"
un garçon : "on dit plein de choses mais en fait c'est toujours pareil"
Le progrès domestique masculin se chiffre en minutes ces dernières décennies.
L'inertie joue pour les garçons : "je sais pas faire", "le bordel ne me dérange pas"...
Et ce sont les femmes qui prennent en charge, au final, pour ne pas pêter un plomb...
Les magazines féminins et le dictat du corps, le marketing qui se fout de la gueule du monde (Dove vend des crèmes amincissantes nom de diou !)
Les filles sont bombardées par des injonctions normatives corporelles.
Ton corps est déterminant, tu ne peux pas y échapper.
Tout le monde sait que les objectifs qu'on nous présente sont inatteignables.
C'est donc un marché inépuisable ; une extension du domaine du marché.
413 millions d'exemplaires de magazines féminins vendus chaque année...
un garçon : "si on montrait des physiques banals ça se vendrait pas", "on y dit ce que les femmes veulent d'entendre, regardez les rédacteurs en chef ce sont toutes des femmes."
réponse de la prof : "si c'était le clan des femmes contre le clan des hommes ça se saurait"
un autre garçon : "en ce moment y a une obsession de la femme à rattraper l'homme et tout ça, mais si une femme est convaincue qu'elle est en capable elle n'a qu'à le faire"...
Ndlr : Hahaha énorme celui là !
Les magazines disent tout et leur contraire (articles contre la dictature des régimes à coté des articles comment perdre 4 kilos en 3 jours et filles maigres, bien habillées, bien maquillées, bien retouchées...)
Il y manque l'espace de la critique.
Pourquoi faut-il devenir une bombasse ? La question n'est pas posée, le modèle est donné.
Pour pouvoir plaire il faudrait se conformer aux attentes des hommes... Notre représentation se fait en fonction des hommes au lieu de nous épanouir en tant qu'être humain et d'être aimées comme telles. Alors quand le regard de l'homme ne vient pas on s'effondre...
Le modèle est irréalisable, les injonctions sont contradictoires pour les femmes. Il faut être parfaite mais ne pas culpabiliser si on n'y arrive pas.
Ndlr : j'adore les paradoxes, celui-ci fait partie de notre pain quotidien.
La France championne d'Europe de la natalité mais les 2/3 des enfants de moins de 3 ans sont gardés à la maison par les mamans parce qu'il n'y a pas assez de places en crèche !
Et paf! plus de carrière, mises au placard.
40% des femmes subissent un changement professionnel 1 an après la maternité, contre 6% des hommes.
Une seule crèche en France ouverte jour et nuit pour subvenir aux besoins des femmes qui travaillent en horaires décalés, et cette crèche se bat pour exister.
Ndlr : Mais pourquoi ?! C'est là qu'on voit le dictat des hommes !
On ne remet (presque...) pas en cause la construction des routes, qui servent à l'acheminement des biens et des personnes. Pour une crèche, c'est plus difficile, on se pose plein de questions, alors qu'elle permet la circulation des savoirs professionnels...
Ndlr : les hommes sont au pouvoir, donc ce sont eux qui prennent les décisions, pas de crèches = pas de femmes pour leur piquer le pouvoir, leur changer leurs petits principes, leur couper la bi... encore désolée :-D
La question d'une jeune mère qui travaille pose encore problème...
Or un bébé est capable d'attachements multiples et différenciés.
Une séquence exceptionnelle concerne une pub pour des couches. Un père rentre du travail et change la couche d'un bébé, et là le petit garçon urine à 3 mètres de plafond, un vrai geyser ! Sur-signification de la virilité, on pisse très loin, on éjacule très fort... un père qui change son enfant c'est de la science-fiction...
Les nouveaux-pères existent vraiment. Ils ont un super filling avec les enfants, ce qui peut d'ailleurs énerver les mères lorsqu'elles veulent que le père reste un modèle d'autorité.
Et là on voit un papa cadre qui a changé ses habitudes et profite des jeunes années de son bébé.
2 hommes cadres sur 3 aspirent à mieux conjuguer travail et paternité.
Aménager son temps pour sa famille, pour un homme, est encore tabou.
Ces aménagements ont été mis en place pour les femmes, par pour les hommes.
Il faut que les cadres dirigeants changent, car c'est par le haut que les sociétés changent.
Alors, c'est dans nos gènes ou pas de s'occuper des enfants, nous les femmes ?
La société ne s'est pas adaptée à la révolution de l'activité féminine.
Il fallait repenser les modes de garde, l'organisation du travail, le partage des tâches.
La France n'était pas prête à un vrai partage des responsabilités.
En Suède : dès la maternelle on essaie de lisser les différences filles/garçons et de changer les rôles déterministes.
Montrer que les filles aussi ont des muscles, qu'elles prennent leur place, qu'elles gagnent confiance en elles, apprendre aux garçons à se masser au lieu de se bagarrer, etc
En France : les garçons sont des bricoleurs-nés et les filles sont douées pour le ménage.
Mais NON ! C'est faux ! Le rose, les courses et le repassage ne sont pas génétiques, les cerveaux se transforment.
Les différences entre les cerveaux des individus d'un même sexe sont souvent plus importantes qu'entre les 2 sexes.
10% des connexions du cerveau seulement existent à la naissance.
C'est tout l'environnement, l'entourage, la famille, l'école qui va construire les 90% restant du cerveau du petit enfant en l'identifiant au modèle qui est donné par la société.
Au moment de l'échographie, on apprend si c'est une fille ou un garçon, et c'est là on annonce un programme déterminé, elle sera comme ci, il sera comme ça.
Les filles peuvent s'habiller en bleu mais les garçons ne s'habillent pas en rose... Ces couleurs sont hiérarchisées, le rose est inférieur au bleu !
Le fait d'aimer les poupées et les camions, ce n'est pas dans les gênes !
Les pères manient les garçons avec plus de vigueur, les filles sont elles stimulées pour communiquer.
Les garçons maitrisent par exemple l'espace plus tôt.
Des petites filles et garçons : "les filles sont plus sensibles, plus calmes, plus romantiques, elles s'habillent en rose."
Les enfants se basent sur leur environnement pour apprendre ce qu'ils doivent faire, et dans les livres pour enfants, les catalogues, la pub, les manuels scolaires, la représentation est schématique : les filles restent dans la sphère privée avec éventuellement des jeunes frères et sœurs, les garçons sont plus actifs, dehors, avec des copains, à faire du sport et des bêtises.
Papa travaille, maman est dans la cuisine, à faire la vaisselle à la main avec un tablier.
Aucune prise en compte de l'évolution de l'activité féminine.
Cour de récréation : les filles polies et dociles jouent tranquillement entre elles, les garçons se bousculent, se défient, prennent toute la place.
Résultats scolaires : les filles ont l'impression qu'elles peuvent toujours mieux faire. Entre 16 et 20 de moyenne, 100% des garçons s'estiment excellents, et beaucoup de filles s'estiment en-dessous.
une fille : "je suis contente mais j'ai baissé parce que j'ai été faignante. (16)
une fille : "je suis ni très bonne ni pas du tout bonne, je suis au milieu, je pourrais faire mieux" (16,5)
un garçon : "je suis bien, un peu comme tout le monde, je me sens à l'aise" (15)
Manque de confiance en elles... Elles anticipent dans leurs orientations universitaires leur double rôle professionnel et familial.
Ndlr : on en revient à "soit parfaite mais ne cupabilise pas si tu ne l'es pas".
J'aimerais faire commerce international mais ça va être dur de voyager, comment faire si j'ai des enfants ?
Et paf! cette anticipation fait que les femmes se limitent, elles se projettent dans des carrières moins ambitieuses.
Elles sont sur-représentées dans les très bas salaires et les bénéficiaires d'allocations.
1993 : le temps partiel est favorisé.
Résultats :
82% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes.
1/3 des femmes à temps partiel souhaitent travailler plus.
Un smic à mi-temps ressemble plus à un revenu de l'assistance qu'à un revenu du travail.
"C'est un sale coup qui a été fait aux femmes."
Proclamer le droit à l'égalité salariale ne suffit pas.
Il faut aller plus loin mais aujourd'hui la question des sanctions n'est plus une priorité pour le gouvernement...
Ndlr : C'est la criiise, les femmes peuvent bien se sacrifier encore un ptit peu...
Il y a 20 ou 30 ans on se disait que les choses allaient naturellement changer.
"Il n'y a aucune pente naturelle vers l'égalité."
On se rend compte qu'il faut des mesures volontaristes pour faire bouger les choses.
Il faut accompagner les carrières des femmes car ces carrières sont particulières, créer des réseaux, et ne jamais baisser la vigilance.
"Ne jamais laisser le sujet en route. (...) Un instant de baisse d'attention et ça dérape."
Les entreprises plus équilibrées ont des résultats financiers meilleurs.
Les meilleures entreprises dans le monde ont plus de diversité à tous les niveaux.
Quel argumentaire alors ?
- La justice ("C'est pas juste") : ça marche pas
- L'économique (les femmes comme clés de la croissance) : ça marche
C'est mal barré...
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féminisme
mercredi 27 mai 2009
Destins de femmes sans enfant
Documentaire - Odyssée (VOD) - Isabelle Moeglin - 52 minutes
Pitch : Un doc d'une femme sur des femmes qui n'ont pas eu d'enfants. Pourquoi ?
Un choix ? Un concours de circonstances ?
Avis : Le simple fait de se poser la question en fait quelque chose d'anormal, non ? Mais évidemment, c'est rare, la grande majorité des femmes ont des enfants. Ce doc est bien fait, rien de transcendant ni de grandes découvertes, bien sûr, mais finalement ce qui transparait c'est le choix, la liberté, les thèmes que je préfère, et là en plus il s'agit des femmes. Ça vaut bien une piqure de rappel :) On sent bien également que les hommes dans l'histoire n'ont pas de mot à dire :)
Et moi ? Bha moi j'ai une petite fille de 5 ans :) Je n'imaginais pas ma vie sans enfant, je ne sais pas si j'en aurai d'autres, j'essaie de ne pas me focaliser dessus et de profiter de ce que m'apporte la vie. Ma grossesse a été un des moments les plus heureux de ma vie...
Extraits choisis :
" Il y a beaucoup d'hommes qui ne veulent plus s'engager."
"Depuis que je suis célibataire je suis plus entourée de femmes. Quand on est en couple on ne parle pas de la même chose."
"Une bouteille d'eau, sans bulles, parce que les bulles ça fait grossir."
"On essaie d'utiliser cette liberté de manière positive."
"On nous fait comprendre qu'on ne fait pas parti des gens normaux."
"Une amie me dit que je suis sûrement homosexuelle."
La vie file, travail, famille, amis, individualité, certains arrivent à tout concilier, d'autres non.
"L'énergie que je ne mets pas au service d'un enfant, je la transforme en rage de vivre."
"Il y a celles qui sont faites pour avoir leurs enfants et celles qui sont faites pour s'occuper des autres enfants."
Quand on a un enfant, on ne pourrait pas s'occuper des autres ? L'amour ne serait dirigé que vers son enfant ?
Des femmes n'ont pas d'enfant par peur de l'accouchement...
"Pour moi une femme sans enfant, ce n'est pas une femme."
"Faire un enfant est une prise de risque, tout est tellement normé de nos jours que parfois on n'a pas envie de prendre de risques..."
"La grossesse peut faire réapparaitre des douleurs, il faut s'accepter soi-même avant de faire un enfant."
La pression sociale, sous plusieurs formes :
- le besoin de réparation (donner à son enfant ce qu'on n'a pas eu, en faire ce qu'on voulait devenir) ;
- le sentiment de commisération (tu n'as pas d'enfants ? oh pardon...) ;
- le rejet ;
- la condamnation par la tolérance (vous les femmes, vous avez le droit de ne pas avoir d'enfants, mais alors vous n'êtes pas épanouies)
"Mon mari est souvent à l'étranger, pour moi c'est un grand bonheur d'être isolée, tranquille, loin de tout."
"Laisser une trace pour moi ça n'a pas de sens."
"Je n'avais pas envie d'avoir une vie réglementée. J'avais envie de vivre mes rêves.
Je n'ai jamais éprouvé le désir d'avoir des enfants."
Ma mère a toujours été malade pendant ses grossesses. Ce fut une image très perturbante, j'ai assimilé la maternité à quelque chose de très dur, de pas beau, de pas heureux."
Si une mère répète sans cesse qu'elle se sacrifie pour ses enfants les filles vont vouloir s'épanouir sans la maternité.
"Tout ce que je fais je le fais parce que je n'ai pas de boulet(s) aux pieds, un enfant aurait été catastrophique."
Son mari : "Il faudra continuer notre vie professionnelle jusqu'au bout de nos forces pour s'occuper, comme on n'a pas d'enfants, et après se posera la question de transmettre quoi, à qui... C'est un peu triste, mais les jeux sont faits."
"Ce choix s'est imposé à moi, si j'avais été à l'encontre j'aurais été à l'encontre de ce que je suis en tant que femme."
Son mari : "Il est délicat d'avoir des convictions sur une expérience qu'on ne connaît pas et qui est fondamentale pour l'humanité : donner la vie (...) quand on aura une barbe blanche peut-être aurons-nous un sentiment de vide. L'idée de voir grandir des petits n'est pas inintéressant."
10% des femmes de + de 30 ans n'ont pas procréé.
"On se sent isolé."
les femmes sans enfants, 3 types de discours :
- les circonstances (un choix qu'elles n'arriveraient pas à assumer ?) ;
- la fragilité (crainte des bouleversements physiologiques ou de transmettre son mal-être) ;
- l'épanouissement (les hommes : pas d'enfant pour ne pas avoir de contraintes, les femmes : pas d'enfant pour s'épanouir personnellement).
Ndlr : Ah les hommes ! on les reconnait bien là, enfants gâtés qui ne supportent pas les contraintes ou les frustrations. Ça les arrangent bien, ceux-là, une femme qui reste toute entière à eux...
"J'ai choisi de ne pas avoir d'enfant. Très tôt, ça n'allait pas de soi.
L'art est aussi important qu'un enfant. J'ai choisi de créer, pas de procréer."
Elle anime des séances de chant pré-natal.
"Je suis une femme qui essaye d'aider d'autres femmes."
Je culpabilisais : je me disais que comme je n'avais pas d'enfants je ne pouvais pas comprendre ce qu'elles vivaient."
"Au Maghreb une femme sans enfant n'est pas considérée comme une femme, elle est considérée comme une pauvre femme."
"Je ne suis pas frustrée, on peut le vivre autrement."
Albert Schweitzer : "J'ai appris à penser par moi-même, à regarder le monde en face et à affirmer : ceci est mon œuvre."
"Si une femme en arrive à là elle est un être libre. C'est le chemin que j'essaie d'arpenter."
Beaucoup de femmes n'ont pas voulu témoigner à cause de la pression sociale et surtout familiale, on les dit égoïstes, sans cœur, frustrées, incomplètes.
Ndlr : j'en connais aussi beaucoup (surtout des hommes...) qui disent qu'avoir des enfants c'est égoïste :)
C'est bien de cela qu'il s'agit avant tout : être femme face à son destin, avec ou sans enfant.
Pitch : Un doc d'une femme sur des femmes qui n'ont pas eu d'enfants. Pourquoi ?
Un choix ? Un concours de circonstances ?
Avis : Le simple fait de se poser la question en fait quelque chose d'anormal, non ? Mais évidemment, c'est rare, la grande majorité des femmes ont des enfants. Ce doc est bien fait, rien de transcendant ni de grandes découvertes, bien sûr, mais finalement ce qui transparait c'est le choix, la liberté, les thèmes que je préfère, et là en plus il s'agit des femmes. Ça vaut bien une piqure de rappel :) On sent bien également que les hommes dans l'histoire n'ont pas de mot à dire :)
Et moi ? Bha moi j'ai une petite fille de 5 ans :) Je n'imaginais pas ma vie sans enfant, je ne sais pas si j'en aurai d'autres, j'essaie de ne pas me focaliser dessus et de profiter de ce que m'apporte la vie. Ma grossesse a été un des moments les plus heureux de ma vie...
Extraits choisis :
" Il y a beaucoup d'hommes qui ne veulent plus s'engager."
"Depuis que je suis célibataire je suis plus entourée de femmes. Quand on est en couple on ne parle pas de la même chose."
"Une bouteille d'eau, sans bulles, parce que les bulles ça fait grossir."
"On essaie d'utiliser cette liberté de manière positive."
"On nous fait comprendre qu'on ne fait pas parti des gens normaux."
"Une amie me dit que je suis sûrement homosexuelle."
La vie file, travail, famille, amis, individualité, certains arrivent à tout concilier, d'autres non.
"L'énergie que je ne mets pas au service d'un enfant, je la transforme en rage de vivre."
"Il y a celles qui sont faites pour avoir leurs enfants et celles qui sont faites pour s'occuper des autres enfants."
Quand on a un enfant, on ne pourrait pas s'occuper des autres ? L'amour ne serait dirigé que vers son enfant ?
Des femmes n'ont pas d'enfant par peur de l'accouchement...
"Pour moi une femme sans enfant, ce n'est pas une femme."
"Faire un enfant est une prise de risque, tout est tellement normé de nos jours que parfois on n'a pas envie de prendre de risques..."
"La grossesse peut faire réapparaitre des douleurs, il faut s'accepter soi-même avant de faire un enfant."
La pression sociale, sous plusieurs formes :
- le besoin de réparation (donner à son enfant ce qu'on n'a pas eu, en faire ce qu'on voulait devenir) ;
- le sentiment de commisération (tu n'as pas d'enfants ? oh pardon...) ;
- le rejet ;
- la condamnation par la tolérance (vous les femmes, vous avez le droit de ne pas avoir d'enfants, mais alors vous n'êtes pas épanouies)
"Mon mari est souvent à l'étranger, pour moi c'est un grand bonheur d'être isolée, tranquille, loin de tout."
"Laisser une trace pour moi ça n'a pas de sens."
"Je n'avais pas envie d'avoir une vie réglementée. J'avais envie de vivre mes rêves.
Je n'ai jamais éprouvé le désir d'avoir des enfants."
Ma mère a toujours été malade pendant ses grossesses. Ce fut une image très perturbante, j'ai assimilé la maternité à quelque chose de très dur, de pas beau, de pas heureux."
Si une mère répète sans cesse qu'elle se sacrifie pour ses enfants les filles vont vouloir s'épanouir sans la maternité.
"Tout ce que je fais je le fais parce que je n'ai pas de boulet(s) aux pieds, un enfant aurait été catastrophique."
Son mari : "Il faudra continuer notre vie professionnelle jusqu'au bout de nos forces pour s'occuper, comme on n'a pas d'enfants, et après se posera la question de transmettre quoi, à qui... C'est un peu triste, mais les jeux sont faits."
"Ce choix s'est imposé à moi, si j'avais été à l'encontre j'aurais été à l'encontre de ce que je suis en tant que femme."
Son mari : "Il est délicat d'avoir des convictions sur une expérience qu'on ne connaît pas et qui est fondamentale pour l'humanité : donner la vie (...) quand on aura une barbe blanche peut-être aurons-nous un sentiment de vide. L'idée de voir grandir des petits n'est pas inintéressant."
10% des femmes de + de 30 ans n'ont pas procréé.
"On se sent isolé."
les femmes sans enfants, 3 types de discours :
- les circonstances (un choix qu'elles n'arriveraient pas à assumer ?) ;
- la fragilité (crainte des bouleversements physiologiques ou de transmettre son mal-être) ;
- l'épanouissement (les hommes : pas d'enfant pour ne pas avoir de contraintes, les femmes : pas d'enfant pour s'épanouir personnellement).
Ndlr : Ah les hommes ! on les reconnait bien là, enfants gâtés qui ne supportent pas les contraintes ou les frustrations. Ça les arrangent bien, ceux-là, une femme qui reste toute entière à eux...
"J'ai choisi de ne pas avoir d'enfant. Très tôt, ça n'allait pas de soi.
L'art est aussi important qu'un enfant. J'ai choisi de créer, pas de procréer."
Elle anime des séances de chant pré-natal.
"Je suis une femme qui essaye d'aider d'autres femmes."
Je culpabilisais : je me disais que comme je n'avais pas d'enfants je ne pouvais pas comprendre ce qu'elles vivaient."
"Au Maghreb une femme sans enfant n'est pas considérée comme une femme, elle est considérée comme une pauvre femme."
"Je ne suis pas frustrée, on peut le vivre autrement."
Albert Schweitzer : "J'ai appris à penser par moi-même, à regarder le monde en face et à affirmer : ceci est mon œuvre."
"Si une femme en arrive à là elle est un être libre. C'est le chemin que j'essaie d'arpenter."
Beaucoup de femmes n'ont pas voulu témoigner à cause de la pression sociale et surtout familiale, on les dit égoïstes, sans cœur, frustrées, incomplètes.
Ndlr : j'en connais aussi beaucoup (surtout des hommes...) qui disent qu'avoir des enfants c'est égoïste :)
C'est bien de cela qu'il s'agit avant tout : être femme face à son destin, avec ou sans enfant.
Libellés :
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